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Le Day Trading et ses spécificités

Les Futures

Lorsqu’on commence à investir en bourse, on réfléchit forcément à notre stratégie pour gagner sur les marchés. Selon notre tempérament ( impatient ou non ), notre style de vie ( combien de temps je peux passer à trader par jour ? ) ou de nos connaissances des produits ( actions, produits dérivés… ), nous devons choisir à un moment si nous souhaitons placer notre argent à court ou à long terme.
Cet article va donc me permettre d’expliquer la notion de day trading et encourager les novices à réfléchir à ce qui est le plus adapté en fonction de leur profil.

Qu’est ce que le day trading ?

Dans mon parcours en bourse, c’est à dire depuis 9 ans à la date où j’écris cet article, j’ai pu constater qu’il existait de nombreuses manières d’aborder les marchés mais que celle qui retenait le plus l’attention des investisseurs, qu’ils soient aguerris ou non, était le day-trading.

La définition

Le day trading présente l’avantage de pouvoir, en théorie, faire fructifier très rapidement son capital mais en contrepartie, il existe de nombreux risques à adopter cette stratégie.

Un day trader est une personne qui va ouvrir et clôturer une position sur un actif lors d’une même séance de bourse en profitant d’une faible variation du prix pour engranger une plus-value. De la même manière, ce qualificatif peut s’appliquer à l’ensemble des instruments tels que les matières premières, les devises, les actions ou bien les cryptomonnaies.

Pour bien comprendre le principe, on peut prendre la cas de M.X qui a un capital de 500€ et qui va acheter 10 actions de la Société Générale à 10h au prix de 50 euros et les revendre à 16h, le même jour, au prix de 51 euros.
Sa plus-value sera donc de 10€ (( 51€ – 50€ ) x 10 actions).

Exemple d'une opération en day trading

Si M.X arrive à reproduire ce gain chaque jour pendant 100 jours de bourse en spéculant sur différents supports, son capital passera de 500€ à 1 500€ ( 1 000€ de plus-values ).

Pour arriver au même résultat, M.Z qui est dans une optique à long terme, devrait attendre que le cours atteigne 150€ soit une valorisation de l’entreprise multipliée par 3 sur le marché.

Se préparer au day trading

Miser sur la volatilité des marchés à très court terme et placer son argent à long terme ne demande pas le même type d’investissement.

Le temps

Le day trading est une méthode qui demande du temps. Si vous avez un travail à temps plein, une famille à vous occuper voir même d’autres projets en parallèle, vos obligations ne vous permettent peut-être pas d’aborder les marchés dans cet optique.

Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton « acheter » au début de la journée et de vendre à la fin de la séance pour réussir. En effet, chaque période qui précéde l’ouverture d’une nouvelle séance de bourse requiert un certain temps pour préparer sa stratégie et ses niveaux clés sur tel ou tel support.

Se protéger contre le risque

Même s’il existe la possibilité pour un trader de mettre en place un ordre de vente automatique afin de clôturer une position sans avoir besoin de rester face à un écran constamment, j’ai fais le constat en parlant à beaucoup d’entre eux sur les forums boursier, qu’un grand nombre de particuliers préfèrent ne pas en mettre ou les positionnent à une distance lointaine, afin de déboucler manuellement un trade. Le risque dans ce genre d’approche, c’est de ne plus pouvoir sortir de sa position si un facteur externe survient ( coupure de courant, absence de connexion internet passagère.. ).

Le day-trader est donc souvent amené à faire face à ce type d’imprévu. Cela passe, par exemple, par l’achat d’une clé 4G, d’un ordinateur portable secondaire voir l’utilisation du wifi du voisin ( après acceptation de sa part évidemment ).

La réception d’internet par la fibre pour éviter toute latence liée à la réception du flux, l’achat de plusieurs écrans pour suivre le cours de plusieurs sous-jacents en même temps ou encore l’abonnement à certains services ( plateforme graphique avancée, flux étrangers…) oblige le day trader à dépenser un peu d’argent avant d’éventuellement en gagner.

Une méthode pas toujours gagnante

Il suffit de voir le nombre important de formations et de méthodes enseignées sur internet au sujet du day trading ( voir du scalping ), notamment à travers l’analyse technique qui consiste à observer l’évolution graphique du cours d’un actif à travers un ou plusieurs indicateurs, pour se rendre compte qu’une personne qui débute sur les marchés et qui souhaite se lancer dans l’investissement à court terme, est submergée d’informations.

L’impact psychologique sur le trader

Contrairement à une stratégie long terme où les fluctuations de cours n’ont pas d’incidence au quotidien, ici, l’investisseur doit se remettre en doute constamment et savoir matérialiser ses pertes rapidement dans le cas où le cours ne va pas dans le sens souhaité, sous peine de se retrouver avec une moins-value difficile à encaisser.

Cela peut paraître simple sur un compte de démonstration mais dans la réalité, clôturer une position perdante est loin d’être évident. Alors quand il s’agit d’enchaîner parfois plusieurs moins-values sur une même journée, les conséquences sur le mental d’un trader peuvent être significatives.

Des chiffres, rien que des chiffres…

Une excellente étude réalisée par l’AMF ( autorité des marchés financiers ) et dont je vous avais déjà parlé dans un précédent article a montré, grâce à un échantillon de plus de 10 000 clients tradant le forex et les CFD sur un intervalle de 4 ans ( 2009 à 2012 ), qu’un particulier qui réalise 250 ordres ou plus par an ( soit au moins une opération par jour ) ressort avec une perte moyenne de 18 741€
Elle montre aussi que plus les investisseurs réalisent d’opérations sur une période donnée, plus le montant de leurs pertes augmentent.
D’ailleurs, la conclusion de cette étude montre que sur ce panel d’investisseurs en compte propre, près de 9 particuliers sur 10 ressortent perdant.

Conclusion

Le day trading est donc une stratégie d’investissement qui permet de multiplier les trades sur une courte période de temps. Elle peut produire des gains bien supérieures par rapport à un placement à long terme, du moins en théorie.
Toutefois, il faut nuancer ces affirmations car la réalité montre que peu sont capables d’être réellement profitable avec cette technique et que pour le devenir, il faut que le ratio de trades gagnant soit relativement élevé.

 

Penny stock : un investissement sans risque ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler des « penny stocks ». Si tu commences à investir en bourse et que tu es à la recherche d’actions à fort potentiel, ton intérêt s’est probablement porté sur ce groupe d’actions qui ont en commun une particularité. Pour certains, il s’agit d’un type d’action sur lequel il ne faut surtout pas investir au risque de perdre rapidement une partie importante de son capital. Pour d’autres, c’est un moyen facile et rapide d’engendrer des plus-values conséquentes.

Qu’est ce qu’une Penny stock ?

Sa définition est plutôt simple à comprendre. On qualifie de penny stocks, une action d’une société dont le cours de bourse s’échange habituellement en dessous d’un euro. Le terme « penny » faisant référence aux centimes étant donné qu’il en faut 100 pour avoir une Livre sterling.

La grande majorité de ces sociétés sont relativement jeunes et ont une faible capitalisation. On les retrouvent principalement sur les compartiments ACCESS, GROWTH et le compartiment C d’Euronext et se comptent par dizaines. Toutefois, on se rappelle, par exemple, d’Alcatel-Lucent qui faisait partie du CAC40 et qui cotait moins de 1€ pendant une période de quelques mois en 2012.

 

Deux scénarios qui amènent à devenir une penny stocks

Parmi ces penny stocks, il faut donc distinguer deux types d’entreprises :

Il y a celles qui ont connu des difficultés majeures. Qu’il s’agisse d’un problème financier ( manque de trésorerie, maturité de la dette trop courte… ) ou d’un creux dans son activité ( pertes de contrats, législation plus contraignante…), la valorisation boursière de ces sociétés s’est effondrée pour finalement atteindre un cours égal à quelques centimes. La possibilité d’une augmentation de capital dilutive est d’ailleurs, un scénario à prendre en compte avant de se lancer.

De l’autre côté, il y a ces entreprises qui ont un historique assez court parce qu’il s’agit de startups ou tout simplement de petites entreprise qui souhaitent profiter de la bourse pour se faire connaître. Ces dernières n’ont pas les reins solides au niveau financiers mais entame le début d’une aventure qui peut amener leur cours de bourse à être multiplié par 5, 10, 20 ou plus si elles arrivent à grandir et s’accaparer de nouveaux marchés. De la même manière, l’effet inverse est également possible avec à la clé une procédure collective si le pari n’est pas réussi et que la société n’arrive pas à tirer son épingle du jeu ou qu’elle ne dispose pas à dépasser la taille critique pour pouvoir croître.

La manque de liquidité

Une des principales critiques qu’on peut faire aux penny stocks, c’est de souffrir d’un cruel manque de liquidité. Il suffit d’observer le carnet d’ordres pour constater qu’une opération d’achat ou de vente de quelques milliers d’euros peut décaler le cours de plusieurs dizaines de pourcent.

C’est ce qui est arrivé à un particulier qui s’est retrouvé avec des titres d’une société anglaise, achetés à 0.34€, alors qu’au moment de placer son ordre ATP, le cours était de 0.19€. Un résumé des faits est disponible sur le blog du Médiateur de l’AMF. D’ailleurs si vous lisez l’histoire en entier, vous verrez que le médiateur n’a pas été dans le sens de M.B car il estimait que ce dernier ne pouvait pas méconnaître le risque de liquidité sur ce type d’instrument et les conséquences sur le décalage de cours. Si tu ne sais pas ce qui est le médiateur de l’AMF, je t’invite à lire cet article.

Ce constat nous permet aussi de comprendre que ce type d’action n’est pas à la portée des fonds d’investissements ( hedge found ) et des établissements bancaires étant donné que les volumes sont insuffisants. Un investisseur particuliers bien avisé ou ayant de la chance, peut se retrouver à investir dans une penny stock qui deviendra (peut-être) à terme une grande boîte. C’est donc un pari sur l’avenir qui peut s’avérer très rentable.

Une volatilité importante

Investir sur une société dont le cours est inférieur à 1€ est une opération très risquée étant donné que chaque transaction, dans un sens comme dans l’autre, peut affecter sensiblement ta performance, et ce,de plusieurs points.

Prenons un exemple et imaginons une société Z qui est cotée actuellement à 0,25€ sur la place parisienne ( dernière transactions effectuée à ce prix ) et qui possède le carnet d’ordres suivant :

Carnet d'ordres d'une penny stock

Tu décides d’acheter pour 10 000 actions de cette dernière avec un ordre ATP ( au marché ) car tu veux spéculer sur la hausse du titre sur un horizon à court terme. Tu vas donc grappiller l’ordre de vente qui est fixé à 0,26€ et tu vas être servi en totalité car il y a une contrepartie suffisante à la vente.

Quelques minutes plus tard, un vendeur décide de se séparer de ses 500 actions et place un ordre ATP également. Il va se délester de ses titres à 0,25€. Toi avec tes 10 000 actions à 0,26, tu enregistreras une baisse de 3,85 % de la valeur de ton investissement.

Une forte volatilité dans le carnet d'ordres

Des informations plus restreintes

Comme je l’ai dit plus tôt dans l’article, la plupart des penny stocks sont des sociétés cotées sur des compartiments qui accueillent des PME ou des TPE. Euronext leur imposent des règles moins lourdes en terme de transparences. Par exemple, sur le compartiment ACCESS, elles n’ont pas l’obligation d’auditer leurs comptes annuels ni de publier d’états financiers semestriels.

Il est donc plus difficile pour toi comme pour moi de bien comprendre où en est l’entreprise et de lui faire autant confiance qu’un groupe qui dépose tous les 6 mois un bilan audité comme c’est le cas sur les compartiments A, B et C d’Euronext.

De plus leur historique est souvent réduit ce qui nous empêche d’avoir une idée précise de sa manière de faire face à des remous du marché ( gestion de sa dette, capacité à s’adapter à la concurrence…).

Une erreur que font les investisseurs

Je voudrais terminer par un point important. C’est un élément que j’ai rencontré de nombreuse fois pendant mes quelques années en bourse. J’entends souvent certaines personnes dire qu’un titre qui est côté à moins de 1€ n’est pas chère et qu’elle est plus intéressante qu’une autre qui serait cotée à 100€.

C’est totalement faux et il suffit d’un simple calcul pour le démontrer :

Une société qui est cotée à 0,50€ et qui est composée de 2 millions de titres est valorisée 1 million d’euros

Une société qui est cotée à 100€ et qui est composée de 10 000 titres est valorisée 1 million d’euros

On estime que le prix d’une action est chère (ou le contraire ) seulement après avoir analyser la valorisation de la boîte, à savoir sa capitalisation boursière, qu’on obtient avec ce calcul :

Prix de l’action x nombre de titres en circulation = Capitalisation boursière

Conclusion

Même si investir sur une penny stock présente certains avantages tels qu’une volatilité plus importante ainsi que la possibilité pour un investisseur particulier de parier sur le succès d’une entreprise avant certains fonds d’investissements par exemple. Il ne faut pas oublier que cette volatilité va dans les deux sens et qu’il est très facile de rester bloqué sur ce type d’investissement en raison de la faible liquidité qui empêche de vendre sans décaler le cours.

 

Comment se préparer à un krach boursier ?

Les Futures

De nombreux investisseurs se sont déjà posés la question de savoir comment il pourraient se préparer à un krach boursier dans un avenir plus ou moins proche. Ce décrochage des cours où la peur l’emporte, tel un tsunami que rien n’arrête sur son passage, est dans tout les têtes et pourtant, nombreux sont ceux qui oublient qu’il peut apparaître sans prévenir. Dans cet article, je vais donc vous exposer ma manière d’appréhender un effondrement du marché et comment j’arrive à garder la tête froide dans ce type de situation.

Bannir les émotions pendant un krach boursier

A chaque fois que je consulte mon compte de trading et les performances de mes investissements en cours, je fais face à toutes sortes d’émotions. Quand ça monte et que la valeur de mon portefeuille s’apprécie, je suis euphorique. Et lorsque sa valeur se déprécie, je remet en question mes choix et l’angoisse monte avec le temps.

Des émotions différentes selon l'évolution du portefeuille

Une peur irrationnelle

Face à ce constat, je me suis donc attaché à comprendre pourquoi le stress montait en moi à chaque phase baissière du marché et j’en suis arrivé à la conclusion que cet état était du au fait que je n’avais pas investi correctement. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il faut toujours, lorsque la peur nous envahit, essayer de rester rationnel et comprendre qu’un marché peut baisser sans pour autant que les sociétés dans lesquelles j’ai investi n’aient perdu de la valeur.

Un marché qui ne valorise pas la juste valeur des sociétés

Au moment où j’écris cet article, nous sommes en 2018. La dernière crise financière a eu lieu il y a 10 ans et celle qui l’a précédé date d’il y a 18 ans à présent. L’économie a tendance à aller mieux de nos jours comme le montre de nombreux indicateurs. L’OCDE table par exemple sur une croissance mondiale de l’ordre de 4 % en 2018. En France, les salaires repartent à la hausse avec une augmentation de 2 % la même année tandis que le nombre de chômeurs baisse sur les trois premiers mois. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face et il faut savoir que l’économie a tendance à suivre une courbe semblable à celle d’un oscillateur, alternant entre phase de croissance et période de récession. Le marché va donc connaître des périodes de bulles qui finissent par éclater, suivi de période de creux où la peur l’emporte et où les actifs sont cotés à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle.

Acheter bas et revendre haut

Ce que je ne sais pas, en revanche, c’est la date à partir de laquelle, le marché risque de s’effondrer. Je pourrais très bien investir sur des produits qui permettent de spéculer sur la chute des cours mais je pourrais perdre pas mal d’argent si cela n’arrive pas rapidement.

Le problème qui se présente à moi est donc le suivant :

La plupart des actions cotées en bourse sont survalorisées ce qui ne m’incite pas réellement à acheter.

Mes propres actions, en portefeuille, atteignent des valorisations plus élevées que celles que j’estime dans ma propre analyse et il y a peu de chance que le rendement en terme de plus-value continue à être intéressant dans les prochaines années.

Récupérer des liquidités

Je vais donc réfléchir à solder une partie de mes positions pour récupérer de l’argent sur mon compte-titre ou mon PEA et attendre que la valorisation de ces mêmes sociétés baissent afin de les racheter à un cours inférieur à celui que j’estime être leur vraie valeur.

Investir ou vendre selon le prix

Je me fiche donc qu’il s’agit d’une correction passagère du marché ou d’un krash comme on en a connu en l’an 2000 avec l’éclatement de la bulle liée aux valeurs technologiques ou bien en 2008 avec la crise des subprimes. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir si le prix des actions de sociétés qui m’intéressent sont cotées à un prix plus faible que celui que j’estime, être leur vraie valeur, et si les actions que j’ai actuellement en portefeuille sont valorisés à un prix tellement haut que ce dernier n’est plus rationnel et donc que je vais commencer à vendre.

De cette manière, je n’ai plus besoin de suivre les fluctuations du marché chaque jour et je ne suis plus influencé par mes émotions lorsque surgit d’éventuelles corrections ou d’un effondrement durable des cours. Je suis désormais focalisé sur le fait d’acheter bas et de revendre haut. Cette période entre l’achat et la vente pouvant durer plusieurs années.

La question que je me pose désormais, ce n’est plus de savoir quand le krash va avoir lieu mais si quand il arrivera, j’aurais assez de liquidité pour acheter des actions d’entreprises solides financièrement à un prix dérisoire.

Conclusion

A présent, il me reste désormais à savoir analyser la situation financière des sociétés et ainsi dénicher des opportunités, c’est à dire des entreprises que le marché n’évalue pas à leur juste valeur. C’est que l’on va essayer de voir dans un prochain article.

Les produits pour investir en bourse

Comme de nombreux particuliers qui découvrent le monde des marchés financiers, tu penses probablement que la bourse s’arrêtent aux actions. Mais si tu lis cet article, c’est que tu as compris qu’il existe d’autres moyens de placer ton argent en bourse afin de te permettre de développer de nouvelles stratégies d’investissement.

Les actions

Le premier produit sur lequel la plupart des investisseurs commencent à placer leurs argent et qui est le plus connu du grand public, c’est l’action. C’est celui vers lequel je me suis dirigé lorsque j’ai ouvert pour la première fois un compte-titre en 2009.

Un exemple théorique pour mieux comprendre…

Pour t’expliquer ce qu’est une action, je vais utiliser l’exemple d’une société nommé X. Les actionnaires, au nombre de 10 ont chacun investi 1€ lors de sa création et sont donc propriétaire d’1/10 de celle-ci. Sa valeur est donc de 10€ à l’instant T en bourse. Chaque actionnaire pourra participer aux assemblées générales et également percevoir des dividendes au prorata de sa participation.

Si un jour, une personne extérieure souhaite devenir actionnaire de la société parce qu’elle estime que le marché ne valorise pas celle-ci à sa juste valeur et qu’en achetant à ce prix, elle pourra potentiellement réaliser une plus-value à la revente une fois que le marché aura rectifié cette anomalie du moment. On sous-entend ici que l’entreprise aurait donc une valeur réelle supérieure à celle que fixe le marché.
Cette personne devra trouver un actionnaire qui souhaite se séparer de sa participation. Pour en arriver à cette transaction, il va falloir que les deux parties se mettent d’accord sur le prix.

Dans le cas présent, imaginons que l’individu A estime que l’entreprise vaut 30 euros. Cela signifie que chaque action devrait avoir une valeur de 3€ car la société est composée de 10 actions. Il va donc proposer d’acheter une action à 1€ dans un premier temps car c’est la valeur actuelle de celle-ci. De plus, c’est dans son intérêt d’acheter au plus bas afin de maximiser sa potentiel future plus-value.
Personne ne va vouloir céder son action à ce prix, raison pour laquelle, l’individu A va remonter son offre et la fixer désormais à 2€. Parmi les actionnaires de la société, il y en a à présent un qui est prêt à lui céder son action à ce prix car lui-même l’a acquis à 1€ et va réaliser une plus-value à l’issue de cette opération. L’individu A devient donc actionnaire de l’entreprise avec une action acquise à 2€.

La dernière opération ayant eu lieu au prix de 2€ sur le marché, l’action est désormais cotée à ce prix et par conséquent la société est désormais valorisé 20 euros par le marché ( 2€ x 10 actions ).

Le prix de l’action reflète donc le point de rencontre entre les acheteurs et les vendeurs à un instant T et il est amené à changer constamment en fonction de l’estimation que les investisseurs de la santé et du potentiel financier de l’entreprise. Si tu te sens prêt, tu tester tes connaissances sur les actions à travers ce quiz que j’ai crée.

Ce qu’il faut retenir des actions

Devenir actionnaire d’une entreprise, cela revient donc à posséder une partie de celle-ci et avoir la possibilité de participer aux décisions de l’entreprise en votant aux assemblées générales des résolutions portant par exemple sur :

La capacité d’effectuer une augmentation de capital avec les modalités qui en découlent
La rémunération du ou des dirigeants
La validation des comptes annuels

L’investissement sur un action peut se faire sur un horizon de temps différent selon les anticipations ( stratégie de rendement / spéculation ).

Les obligations

Dans ta vie quotidienne, tu peux être amené, en tant que particulier, à avoir besoin d’argent pour financer l’achat d’une voiture, d’une maison ou de n’importe quel autre bien. Soit parce que tu n’as pas assez d’épargne pour régler en cash ou parce que tu constates que les taux d’intérêts sont bas et qu’il plus intéressant d’emprunter. Comme beaucoup de monde dans ce cas, tu vas te tourner vers ta banque pour voir si elle peut t’octroyer un prêt. Si je te donne cet exemple, c’est parce que je souhaite te parler d’un produit qui se nomme l’obligation.

Faire appel au marché pour les entreprises et les Etats

Pour faire simple, l’obligation, c’est ce qui permet à une entreprise ou un Etat de faire appel au marché pour se financer. Cette fois-ci, ce n’est pas toi en tant que particulier qui va aller ta banque pour obtenir un prêt mais une société qui, parce qu’elle a besoin de fonds pour diverses raisons ( nouveaux marchés à l’internationale, remboursement d’un emprunt avec un taux d’intérêt plus élevé…), va faire appel à des investisseurs ( particuliers et/ou professionnels ).

Cette société ou cet Etat qui va mettre en place ce type de produit va devoir verser des intérêts aux intervenants qui ont souscrit et elle devra rembourser la totalité du capital emprunté à l’échéance. Le taux d’intérêt est fixé en fonction de plusieurs éléments :

La durée de l’emprunt ( plus elle est longue, plus le taux sera élevé )
La solvabilité de l’entreprise ( plus l’entreprise est solide financièrement, plus le taux sera faible )
La conjoncture économique

Contrairement à une action qui permet de devenir propriétaire d’une partie de l’entreprise, l’obligation attribue la qualité de « créancier » à celui qui en détient car il s’agit d’une dette.

Les trackers

A présent, le produit dont je vais te parler, il permet d’obtenir un effet levier et est donc réservé à des investisseurs qui ont déjà un peu d’expérience sur les marchés. Ce produit c’est le tracker.

Il s’agit d’un produit dérivé dont le cours évolue de la même manière que son sous-jacent ( exemple : un tracker qui va reproduire l’évolution du cours de l’indice CAC40 ). L’utilisation des trackers est de plus en plus répandue et connaît une hausse importante dans le secteur des matières première et des obligations comme l’indique cet article tiré du site lerevenu.com. Tu te demandes sûrement l’intérêt d’investir sur un produit qui se contente de calquer le cours d’un autre produit ?

Les caractéristiques des trackers

La première raison, c’est que cela te donnes la possibilité de diversifier tes placements sur des produits qui ne sont pas accessibles autrement. Cela va être le cas des indices ( CAC40, DAX30… ), des matières premières ( pétrole, Or…), des devises ( Parité euro/dollars…).

La deuxième raison porte sur le fait qu’un tracker permet d’investir sur un panier de valeurs. Tu peux par exemple décider de spéculer sur la hausse du secteur de l’énergie et ainsi choisir un tracker qui englobera l’ensemble des actions de sociétés travaillant dans ce secteur à la bourse de Paris ou ailleurs. Cela évite de devoir investir sur chaque actions séparément.

La dernière particularité des trackers que j’ai noté concerne l’effet levier. Il y a quelques années, j’avais pour habitude de spéculer sur l’indice CAC40 et pour cela j’utilisais certains trackers qui permettaient de répliquer l’évolution de cet indice avec un levier allant de 1 à 10.

L’effet levier : attention au danger

Pour que tu puisse comprendre plus facilement. Imaginons que j’utilise un tracker CAC40 avec un levier de 5 ( à la hausse ) et que je place 100€ sur ce produit. Si l’indice augmente de 2 % dans la journée, le tracker montera de son côté de 10 % ( 2 % x 5 ). Cela signifie que ma plus-value une fois ma position clôturé sera de 10€ alors que le gain aurait été de 2€ si j’avais utilisé un tracker sans effet levier.

Evidemment, les produits avec effet levier sont à utiliser avec précaution et s’adressent à des investisseurs expérimentés et conscient des risques.

 

Comment lire un carnet d’ordres en bourse

Les Futures

Avant de débuter les explications, il faut que tu saches que savoir lire un carnet d’ordres fait partie des bases indispensables pour optimiser tes investissements. Cela peut paraître anodin si tu effectues seulement quelques opérations par an mais si tu comptes prendre des dizaines ou des centaines d’opérations chaque mois ou chaque année, tu comprendras que les économies que tu réaliseras seront non négligeables.

De la même manière, cela peut te permettre de mieux comprendre la tendance à très court terme et principalement sur des titres cotés au fixing comme sur le compartiment ACCESS. Avec un peu d’expérience tu seras capable d’observer certaines manipulations dans le carnet d’ordres réalisées par certains intervenants. Nous parlerons de ce point dans un prochain article.

Cas n°1 : Absence de confrontation entre acheteurs et vendeurs

Dans un premier temps, il faut que tu visualises le carnet d’ordres comme une longue file d’attente où acheteurs et vendeurs vont échanger leurs places en fonction du prix qu’ils proposent mais aussi du moment où ils effectuent leurs offres.

Dans l’exemple n°1, on va prendre l’exemple d’un investisseur A qui va faire une offre d’achat de 200 actions à 9€ qu’il va mettre en place à 8h00 du matin. Le temps va passer et à 8h10, un investisseur B va faire une offre d’achat de 300 actions à 8€.
En face, on voit qu’un vendeur C fait une offre de vente de 200 actions à 10€ et un investisseur D fait une offre de vente de 400 actions à 11 euros.

Absence de confrontation entre acheteurs et vendeurs

Maintenant qu’on a posé les bases, on va comparer les offres des acheteurs et des vendeurs pour observer à quel prix l’action va coter à l’ouverture du marché à 9h. Du côté des acheteurs, on voit que la meilleure offre est de 9€ alors que du côté des vendeurs, elle est de 10€. Cela signifie que les deux groupes ne sont pas d’accord sur le prix. Aucune transaction n’aura donc lieu dans ces conditions et le cours d’ouverture sera identique à celui qui avait été fixé à la clôture de la séance de la veille.

Cas n°2 : Une transaction classique à l’ouverture du marché

Dans l’exemple n°2, on constate que l’offre la plus élevée parmi les acheteurs est de 10€. La situation est identique du côté des vendeurs avec un prix de 10€ également pour l’offre la plus basse. On peut donc en conclure qu’il y aura une confrontation dans le carnet d’ordres lors de l’ouverture du marché avec au minimum une transaction.

Analyse du carnet d'ordres avec une transaction à l'ouverture du marché

Comme je l’ai expliqué dans l’exemple précédent, pour savoir qui va avoir son ordre servi en premier parmi les deux acheteurs qui proposent 10€, il faut regarder celui qui a mis en place son ordre en premier. En l’occurence il s’agit de l’investisseur A. Ce dernier va donc aller grapiller l’ordre de vente fixé à 10 euros pour 400 actions. Il va donc pouvoir être servi pour la totalité de sa demande ( 200 actions ) et va de ce fait, disparaître du carnet.

Première transaction effectuée dans le carnet

Etant donné qu’il reste toujours un acheteur à 10€ pour 300 actions, il va lui aussi aller grapiller l’ordre de vente fixé à 10€ et dont il reste 200 actions. L’investisseur B sera donc servi partiellement à hauteur de 200 actions. Il restera dans le carnet d’ordres pour 100 actions et aura le choix d’attendre en espérant qu’un vendeur propose le reste toujours à 10 euros ou d’annuler son ordre auprès de son broker et se satisfaire des 200 actions qu’il a réussi à acheter à ce cours.

L'investisseur B servi partiellement

Cas n°3 : Le rôle de l’ordre ATP dans le carnet d’ordres

Dans le troisième exemple, on retrouve le même cas de figure, excepté qu’on va voir apparaître dans le carnet d’ordres, un troisième acheteur, qui va effectuer un ordre plus tard mais qui a la caractéristique d’être ATP ( à tout prix ). Cela signifie que cet investisseur est prêt à acheter des actions de l’entreprise X à n’importe quel prix et pour cette raison il va être prioritaire dans la file d’attente.

Un investisseur avec un ordre ATP

Dans un premier temps, l’ordre ATP à l’achat va être servi pour 300 actions à un prix de 10 euros car le vendeur qui a fait l’offre la plus basse est fixée à ce prix pour 400 actions.
Il va donc rester encore 100 actions à la vente à 10€.

L'ordre ATP est prioritaire

Dans un second temps, c’est l’investisseur A qui va être servi partiellement pour 100 actions à 10€. Il demandera toujours à acheter 100 actions à 10€ mais sera obliger d’attendre qu’un vendeur apparaisse à ce prix pour que celui-ci puisse compléter la transaction. En attendant, le cours d’ouverture du marché est fixé à 10€.

Dans cet exemple, on constate que l’investisseur A voulait 200 actions à 10€. Théoriquement, il aurait pu les avoir car un vendeur était prêt à se délester de 400 actions à ce prix. Pourtant, il s’est fait griller la priorité par un acheteur souhaitant acheter ATP ( à tout prix ).

Si l’investisseur A avait posé un ordre ATP à la place de son ordre à cours limité, il aurait pu avoir les 200 actions qu’il demandait à 10€ car son ordre aurait été effectué avant l’investisseur E. Concernant l’investisseur E, son ordre ATP aurait été servi pour 200 actions à 10€ puis pour 200 actions à 11€. Le cours d’ouverture serait donc fixé à 11 euros.

Sur le blog du médiateur de l’AMF ( autorité des marchés financiers ), j’ai trouvé un article très intéressant concernant une réclamation d’un particulier qui n’a pas vu son ordre exécuté dans sa totalité malgré une contrepartie suffisante dans le carnet d’ordres. Cet article peut te permettre de bien comprendre cette règle de priorité selon le type d’ordre utilisé en bourse.

Conclusion

Savoir lire un carnet d’ordres, c’est comme lorsque tu achètes un bien sur un site de petites annonces sur internet. Tu vas d’abord analyser le prix de vente proposé par l’ensemble des vendeurs et si tu constate que ta proposition n’est pas suffisante pour l’obtenir, tu vas peut-être adapter ton offre d’achat pour qu’elle convienne à un des vendeurs tout en essayant d’optimiser le prix afin de payer ce dernier le moins cher possible.
C’est donc à toi de t’entraîner à lire le carnet le plus rapidement possible afin de maximiser tes potentiels plus-values ( ou limiter tes pertes ) sur le marché.

 

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Investisseur en compte propre depuis 2009, je partage comme des millions de personnes à travers le monde un intérêt pour l’économie et les marchés financiers.

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Dans ce blog, je t’explique comment investir sur les marchés et je te partage ma propre vision du trading.

Ma devise ? ” Un trader rentable, c’est un trader qui sait ce qu’il trade “.