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ESMA : des règles plus contraignantes pour les CFD ?

Nous sommes nombreux à utiliser les CFD de nos jours car la possibilité d’utiliser un levier nous permet de générer des plus-values sans immobiliser une grande somme d’argent. Le fait de pouvoir initier des positions sur des marchés auxquels nous n’avons pas accès via un compte-titre ou un PEA tels que les indices, les devises ou encore les matières premières fait partie également des critères qui nous amènent à basculer vers les produits dérivés.
Si tu as l’habitude d’investir sur ce type de produit et que tu n’a pas utilisé internet depuis plusieurs mois, je t’informe qu’il y a eu du changement depuis le 1er août 2018 !

La protection des investisseurs particuliers

Avant toute chose il faut savoir que l’ESMA ( European Securities and Markets Authority ) a été crée en 2011 suite à la crise financière des subprimes. Son siège est à Paris et son rôle est d’émettre des avis et des recommandations concernant la création de normes et de pratiques communes au sein de l’union européenne à travers le renforcement de la protection des investisseurs, la supervision des agences de notations ainsi que le maintien de la stabilité financière des états membres.

La composition de l'autorité européenne de surveillance

Un cadre réglementaire plus contraignant pour les intermédiaires

Attendu depuis de nombreux mois, les mesures prises par l’ESMA concernant le contrôle plus poussé de la commercialisation des CFD ne se sont pas fait attendre. Depuis le 1er juin 2018, ces dernières ont été publiées au journal officiel européen avec une application au 1er août 2018 et ce, pour une durée de trois mois ( renouvelable ).

Contrairement aux options binaires qui font l’objet depuis le 2 juillet 2018 d’une interdiction totale de publicité et de commercialisation auprès des investisseurs particuliers, les CFD font l’objet de restrictions moins contraignantes.

La protection des investisseurs en première ligne

Outre l’obligation pour les intermédiaires de mettre uniquement à la disposition des particuliers des compte CFD à risque limité empêchant d’avoir un solde négatif, opération qui avait déjà été appliquées par de nombreux broker depuis quelques temps, l’ESMA a mis le holà sur les publicités vantant l’effet levier et les gains importants possibles sur ce type de support. Désormais, les intermédiaires doivent exposer de manière claires et encadrées, les risques que peuvent engendrer les CFD en terme de pertes.

L’effet levier : deuxième cible de l’institution

Parlons désormais du sujet qui attire le plus notre attention, à savoir, les nouvelles règles concernant l’effet levier sur les CFD.

Lors de l’appel à contribution lancé le 18 janvier 2018 par l’ESMA, beaucoup d’investisseurs avaient fait part de leur mécontentement de voir le levier baisser à l’avenir. Les craintes sur son plafond étaient bien présentes pour un grand nombre de particuliers n’ayant pas les fonds suffisants pour se tourner vers les Futures par exemple.
Toutefois, l’institution semble avoir pris note de ces remarques et les possibilités d’investissement, avec un compte approvisionné de manière raisonnable, restent, encore aujourd’hui, largement possible.

Un levier diminué sur l’ensemble des actifs

Pour information, voici les nouveaux leviers appliqués selon les actifs pour lesquelles ils sont liés :

  • Levier 30 pour les devises Majeurs
  • Levier 20 pour les devises qui ne sont pas majeurs, les indices d’actions majeurs et l’Or
  • Levier 10 pour les indices qui ne sont pas majeurs et pour les matières premières ( sauf Or )
  • Levier 5 pour les CFD actions

Rappel sur le levier sur CFD à risque limité

Afin que les choses soient bien claires, on va prendre deux exemples :

Un particulier qui veux acheter des CFD de l’action Ubisoft pour un montant de 10 000€ doit immobiliser 2 000€. C’est la marge initiale requise désormais par le broker pour maintenir une position. Cela signifie que si le solde du compte diminue suite à des pertes latentes ou parce qu’il a retiré de l’argent, le broker a la possibilité de clôturer celle-ci.

Un particulier compte, cette fois-ci, faire l’acquisition d’un contrat CFD CAC40 qui est actuellement cotée à 5 000 points. Le contrat est de 1€ le point. L’investisseur doit immobiliser 250€ pour ouvrir et maintenir sa position.

Les conséquence sur la marge requise

Jusqu’à présent, lorsque l’investisseur ne disposait plus de la marge requise pour garder une position ouverte sur un CFD, le broker contactait le client ( l’investisseur particulier ) par mail ou par téléphone de manière générale pour lui notifier le fait que la position serait soldée si ce dernier ne reconstitue pas la marge dans un délai raisonnable. Selon les brokers, la clôture d’une position dans cette configuration pouvait être plus ou moins longue ce qui pouvait amener le client a enregistrer des pertes pouvant dépasser le solde de son compte si la chute était très rapide.

A présent, l’ESMA impose que l’intermédiaire clôture la position si le montant de la marge requise passe dessous de 50 %.

Nouvelle règle pour la marge inférieure à 50% sur CFD à risque limitée

Pour faire simple, imaginons que Luc dispose de 300€ sur son compte de trading. Il achète un CFD CAC40 cotée à 5 000 points avec un contrat à 1€ le point afin de spéculer sur la hausse de l’indice. Le broker lui demande d’immobiliser 250€ ( 5 % de la valeur du contrat ).

Etape n°1 :

Quelques heures plus tard Luc se rend compte que le CAC40 est en train de chuter et que sa perte latente est de 100€. La valeur de son compte est désormais de 200€. Son broker lui demande de reconstituer sa marge afin de ne pas clôturer sa position.

Etape n°2 :

Luc a reconstitué sa marge en ajoutant 100€ sur son compte de trading. Il a donc désormais 300€ sur le compte. Toutefois, une nouvelle chute du CAC40 l’amène à avoir une perte latente de 200€. La marge immobilisé n’est plus que de 100€ alors que le broker demande 250€ pour maintenir sa position. Le broker, avec les nouvelles règles de l’ESMA, a l’obligation de clôturer immédiatement le trade de Luc car sa marge est inférieur à 50 % du montant requis.

Conclusion

Les mesures instituées par l’ESMA sur les CFD oblige donc les brokers à proposer des comptes empêchant à leurs clients d’avoir un solde négatif. Elles limitent également l’effet levier sur l’ensemble des supports ce qui n’était pas le cas auparavant. Enfin, la clôture d’un trade dont la marge est inférieur à 50% du montant requis est désormais la règle.

 

Le Day Trading et ses spécificités

Qu’arrive-t-il à un turbo en cas d’OPA sur le sous-jacent ?

Lorsqu’on commence à investir en bourse, on réfléchit forcément à notre stratégie pour gagner sur les marchés. Selon notre tempérament ( impatient ou non ), notre style de vie ( combien de temps je peux passer à trader par jour ? ) ou de nos connaissances des produits ( actions, produits dérivés… ), nous devons choisir à un moment si nous souhaitons placer notre argent à court ou à long terme.
Cet article va donc me permettre d’expliquer la notion de day trading et encourager les novices à réfléchir à ce qui est le plus adapté en fonction de leur profil.

Qu’est ce que le day trading ?

Dans mon parcours en bourse, c’est à dire depuis 9 ans à la date où j’écris cet article, j’ai pu constater qu’il existait de nombreuses manières d’aborder les marchés mais que celle qui retenait le plus l’attention des investisseurs, qu’ils soient aguerris ou non, était le day-trading.

La définition

Le day trading présente l’avantage de pouvoir, en théorie, faire fructifier très rapidement son capital mais en contrepartie, il existe de nombreux risques à adopter cette stratégie.

Un day trader est une personne qui va ouvrir et clôturer une position sur un actif lors d’une même séance de bourse en profitant d’une faible variation du prix pour engranger une plus-value. De la même manière, ce qualificatif peut s’appliquer à l’ensemble des instruments tels que les matières premières, les devises, les actions ou bien les cryptomonnaies.

Pour bien comprendre le principe, on peut prendre la cas de M.X qui a un capital de 500€ et qui va acheter 10 actions de la Société Générale à 10h au prix de 50 euros et les revendre à 16h, le même jour, au prix de 51 euros.
Sa plus-value sera donc de 10€ (( 51€ – 50€ ) x 10 actions).

Exemple d'une opération en day trading

Si M.X arrive à reproduire ce gain chaque jour pendant 100 jours de bourse en spéculant sur différents supports, son capital passera de 500€ à 1 500€ ( 1 000€ de plus-values ).

Pour arriver au même résultat, M.Z qui est dans une optique à long terme, devrait attendre que le cours atteigne 150€ soit une valorisation de l’entreprise multipliée par 3 sur le marché.

Se préparer au day trading

Miser sur la volatilité des marchés à très court terme et placer son argent à long terme ne demande pas le même type d’investissement. De nombreux investisseurs se tournent vers des produits dérivés tels que les CFD, le forex ou encore les Futures pour spéculer à court terme.

Le temps

Le day trading est une méthode qui demande du temps. Si vous avez un travail à temps plein, une famille à vous occuper voir même d’autres projets en parallèle, vos obligations ne vous permettent peut-être pas d’aborder les marchés dans cet optique.

Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton « acheter » au début de la journée et de vendre à la fin de la séance pour réussir. En effet, chaque période qui précéde l’ouverture d’une nouvelle séance de bourse requiert un certain temps pour préparer sa stratégie et ses niveaux clés sur tel ou tel support.

Se protéger contre le risque

Même s’il existe la possibilité pour un trader de mettre en place un ordre de vente automatique afin de clôturer une position sans avoir besoin de rester face à un écran constamment, j’ai fais le constat en parlant à beaucoup d’entre eux sur les forums boursier, qu’un grand nombre de particuliers préfèrent ne pas en mettre ou les positionnent à une distance lointaine, afin de déboucler manuellement un trade. Le risque dans ce genre d’approche, c’est de ne plus pouvoir sortir de sa position si un facteur externe survient ( coupure de courant, absence de connexion internet passagère.. ).

Le day-trader est donc souvent amené à faire face à ce type d’imprévu. Cela passe, par exemple, par l’achat d’une clé 4G, d’un ordinateur portable secondaire voir l’utilisation du wifi du voisin ( après acceptation de sa part évidemment ).

La réception d’internet par la fibre pour éviter toute latence liée à la réception du flux, l’achat de plusieurs écrans pour suivre le cours de plusieurs sous-jacents en même temps ou encore l’abonnement à certains services ( plateforme graphique avancée, flux étrangers…) oblige le day trader à dépenser un peu d’argent avant d’éventuellement en gagner.

Une méthode pas toujours gagnante

Il suffit de voir le nombre important de formations et de méthodes enseignées sur internet au sujet du day trading ( voir du scalping ), notamment à travers l’analyse technique qui consiste à observer l’évolution graphique du cours d’un actif à travers un ou plusieurs indicateurs, pour se rendre compte qu’une personne qui débute sur les marchés et qui souhaite se lancer dans l’investissement à court terme, est submergée d’informations.

L’impact psychologique sur le trader

Contrairement à une stratégie long terme où les fluctuations de cours n’ont pas d’incidence au quotidien, ici, l’investisseur doit se remettre en doute constamment et savoir matérialiser ses pertes rapidement dans le cas où le cours ne va pas dans le sens souhaité, sous peine de se retrouver avec une moins-value difficile à encaisser.

Cela peut paraître simple sur un compte de démonstration mais dans la réalité, clôturer une position perdante est loin d’être évident. Alors quand il s’agit d’enchaîner parfois plusieurs moins-values sur une même journée, les conséquences sur le mental d’un trader peuvent être significatives.

Des chiffres, rien que des chiffres…

Une excellente étude réalisée par l’AMF ( autorité des marchés financiers ) et dont je vous avais déjà parlé dans un précédent article a montré, grâce à un échantillon de plus de 10 000 clients tradant le forex et les CFD sur un intervalle de 4 ans ( 2009 à 2012 ), qu’un particulier qui réalise 250 ordres ou plus par an ( soit au moins une opération par jour ) ressort avec une perte moyenne de 18 741€
Elle montre aussi que plus les investisseurs réalisent d’opérations sur une période donnée, plus le montant de leurs pertes augmentent.
D’ailleurs, la conclusion de cette étude montre que sur ce panel d’investisseurs en compte propre, près de 9 particuliers sur 10 ressortent perdant. Toutefois, il serait intéressant de savoir si ce n’est pas plutôt l’utilisation d’un trop fort effet levier et la difficulté à clôturer une position négative qui serait la cause de ces mauvaises statistiques.

Conclusion

Le day trading est donc une stratégie d’investissement qui permet de multiplier les trades sur une courte période de temps. Elle peut produire des gains bien supérieures par rapport à un placement à long terme, du moins en théorie.
Toutefois, il faut nuancer ces affirmations car la réalité montre que peu sont capables d’être réellement profitable avec cette technique et que pour le devenir, il faut que le ratio de trades gagnant soit relativement élevé.

 

Comment choisir son broker ?

Avant de savoir quels sont les éléments qui doivent retenir ton attention pour choisir un broker, je pense qu’il est utile de rappeler dans un premier temps pour quelle raison tu en as besoin. Un broker, c’est un intermédiaire qui va mettre à ta disposition une plate-forme de trading afin que tu puisses acheter ou vendre des produits sur les marchés financiers. Cette plate-forme peut se présenter sous la forme d’une application à télécharger ou bien être directement intégré au site web du broker. Entre les tarifs, les produits disponibles ou bien les spreads appliqués, ton choix doit se baser sur des critères bien précis et adapté à ton trading.

Les produits disponibles chez le broker

 

La première question que tu dois te poser, c’est quel marché tu souhaites trader ?

Si tu vis en France, trader les actions cotées au Nikkei ( indice phare de la place boursière japonaise ) risque d’être un peu compliqué car les horaires de cotations se déroulent la nuit chez nous. Difficile en effet de concilier un travail en journée ou une vie de famille avec un trading actif sur une plage horaire décalée.

De la même manière, si t’es pas très familier avec les langues étrangères, c’est probablement préférable d’éviter d’investir ton argent dans des sociétés pour lesquelles les résultats financiers ne sont pas publiés en français.

D’autre part, tu devras choisir dans quel domaine tu souhaites te spécialiser. Plutôt sur les matières premières, les indices, les actions ou bien le Forex ? Selon ton profil ( investissement à court ou long terme ) et ta gestion du risque ( utilisation du levier ou non ), chaque broker dispose d’une gamme de produits variés mais parfois bien différents les uns des autres.

 

Le prix lié au passage d’ordres

 

Le second point que l’on va aborder concerne la grille tarifaire. En général, les courtiers adaptent leurs prix en fonction de deux critères : le montant de la transaction et le nombre de trades effectués par jour ou par mois.
Il faut bien comprendre que plus un trader effectue de transactions, plus le courtier lui facture de commissions. Ce dernier a donc tendance à faire baisser les prix à mesure que le trader sera actif sur les marchés.

Afin de bien comprendre la subtilité, je vais te présenter deux formules :

Liste des tarifs annoncés par le broker pour l'exemple

Les deux adoptent une grille tarifaire différente et à première vue, les deux offres semblent intéressantes. Pourtant, vous allez voir que le résultat ne sera pas le même en fonction du profil de chaque trader.

Détail du calcul indiquant que le premier investisseur paiera moins de frais

Dans le premier exemple, nous avons pris le cas d’un investisseur qui effectue 5 trade de 2 000€ en moyenne par mois pendant un an.
Nous voyons que celui qui a choisi la formule A se retrouve avec un montant annuel de commission d’un montant de 234€ alors que son collègue qui a préféré la formule B va finalement devoir débourser au total 300€.

A situation identique, c’est à dire en ayant investis sur les mêmes actions pendant un an, les deux n’auront pas la même performance sur le marché car pour le second, les frais de courtage auront grapillé une partie plus conséquente de ses gains.

Ce qui est intéressant, c’est de constater que si nos deux investisseurs avaient finalement l’habitude d’effectuer 5 trades de 800€ en moyenne par mois sur une année, la situation s’inverse.

Détail du calcul montrant que c'est le deuxième investisseur qui va payer le moins de frais

Dans le deuxième exemple, c’est désormais le second investisseur qui ressort gagnant avec des frais annuel qui s’élèvent à 150€ alors que le premier se retrouve amputé de 234€. De quoi faire réfléchir au choix du broker afin de limiter au maximum les frais de courtage et par conséquent optimiser vos performances.

 

Les frais annexes

 

Le troisième point que je souhaite voir avec toi concerne tout ce qui est frais annexes.
Lorsque tu ouvre un compte-titre chez un broker, celui-ci peut être amené à te facturer un certains nombre de choses.

Des droits de garde au motif que l’établissement assure la gestion de ton compte-titre. Le montant étant calculé généralement selon la taille de ton porte-feuille au 31 décembre.
Des frais d’inactivité si tu ne réalises pas un minimum d’opérations en bourse selon une période donnée.
Des frais pour l’accès à certaines fonctionnalités ou à une plate-forme plus évoluée.
Des frais pour chaque ligne de ton compte-titre que tu souhaites transférer dans un autre établissement.

C’est le genre de frais que les novices en bourse oublient de prendre en compte et qui peuvent alourdir la facture au moment de faire le point au sujet de ta performance sur les marchés en fin d’année.

 

L’ergonomie de la plate-forme

 

Pour finir, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation de la plate-forme de trading que le broker mettra à ta disposition tient une place importante dans ton choix. Cette partie s’adresse particulièrement à ceux qui voudront effectuer un grand nombre d’opérations chaque jour. Quoi de plus embêtant que d’avoir une plate-forme trop compliqué où l’information est noyé dans un nombre incalculable d’indicateurs. Mais également lorsque l’achat d’un produit demande à l’utilisateur de passer par quatre ou cinq étapes préalable. Ou bien aussi lorsque le changement d’onglet dans votre navigateur entraîne la déconnexion et donc l’impossibilité d’agir sur vos positions immédiatement. Je dis cela par expérience car j’ai été confronté à ce type de problème dans mon trading sur CFD à risque limité ce qui m’a poussé à bien réfléchir au broker par la suite.

 

En conclusion, le choix d’un broker adapté à ton profil est indispensable pour aborder les marchés financiers dans de bonnes conditions. En fonction de la taille mais aussi de la fréquence de tes opérations, le montant des frais cumulés sur une longue période sera sensiblement différent. De plus les frais annexes, souvent mis en arrière plan par les brokers ne doivent pas être éludés. Enfin, une plate-forme ergonomique et facile à manier est un atout indéniable si t’es amené à être particulièrement actif sur les marchés.

CFD : cas pratique

Qu’arrive-t-il à un turbo en cas d’OPA sur le sous-jacent ?

Quand tu débutes sur les CFD et en bourse de manière générale, tu dois assimiler une grande quantité d’informations. Tu dois également avoir des difficultés pour trouver des exemples synthétique de trades effectués sur CFD à risque limité. Si c’est le cas, lis la suite car je te présente un cas concret et chiffré qui peut t’aider à mieux saisir leur fonctionnement et les conséquences sur ton portefeuille si tu es amené à les trader dans un avenir plus ou moins proche.

L’histoire de Charles qui investi sur les CFD

Le contexte de son premier achat

Charles investit en bourse depuis maintenant un an. Il aimerait placer une partie de son capital sur l’indice CAC40 mais constate que son courtier ne lui en donne pas la possibilité avec les produits que ce dernier propose dans sa gamme.
Après avoir effectué des recherches, celui-ci décide finalement d’investir sur l’indice CAC40 à travers les CFD.
Il crée un compte chez un broker et dépose 2 000 euros sur celui-ci.

Pour information, les conditions tarifaires sont les suivantes :

La liste des prix pratiqués par le broker

Charles décide d’acheter trois lots CFD CAC40 le 17 février N. Ce jour là, l’indice est coté à 5 999 points. Son broker lui propose donc d’acheter le CFD CAC40 à 6 000 points ou le vendre à 5 998 points ( spread de 2 points ).
Notre ami va donc investir pour 18 000 euros. Il ne va pas payer de commission. L’opération se fera à un cours de 6 000 points et le broker va également immobilisé 1 % du capital investi, soit 180 euros.

La situation de Charles après cette opération sera la suivante :

Détail de la position ouverte par Charles

Pour faire simple, Charles dispose de 2 000 euros sur son compte de trading. Il a acheté trois lots CFD CAC40 pour un montant de 18 000€ mais son broker ne lui demande d’immobiliser que 1% du capital investi, soit 180 euros.

Charles peut donc toujours investir sur d’autres produits avec l’argent de son compte qui n’est pas immobilisé ( 1 820€ ) ou il peut décider de ne rien faire et dans ce cas, cet argent sert de complément à sa couverture.

 

Le risque de ne pas couper ses pertes…

Le 19 février N, Charles ouvre son application de trading et constate que le cours de l’indice CAC40 est passé à 5 500 points. Le cours d’achat du broker est fixé à 5 501 points et le cours de vente est quant à lui à 5 449 points.

La situation de Charles est la suivante :

Détail de la position ouverte par Charles et qui montre une perte de 1503 euros

Sa situation s’est dégradé en l’espace de quelques jours. Pendant le CAC40 perdait un peu plus de 8%, son compte de trading a chuté de près de 75% de sa valeur. En investissant un montant supérieur à celui qu’il possédait sur son compte de trading, Charles subit le contre-coup du levier. Son compte est toujours en positif mais si la chute du CAC40 continue, sa couverture sera bientôt entamé

 

Le matin du 25 février N, Charles se réveille et découvre que le cours de l’indice CAC40 est passé à 5 350 points. Le cours d’achat du broker est fixé à 5 351 points et le cours de vente est quant à lui à 5 349 points.

La situation de Charles est la suivante :

Détail du calcul de la position de Charles sur le CFD CAC40

Tous les warning sont au rouge ! Sur les 2 000€ que Charles disposait sur son compte de trading, sa perte latente atteint 1 953€. Sa couverture n’est plus suffisante car elle n’est plus que de 47€ ( 2 000€ – 1 953€ ).

Le broker de Charles va lui envoyer une alerte par mail ou par SMS afin de lui indiquer que ses pertes dépassent le montant de son capital disponible et que le montant de sa couverture n’est plus suffisante pour maintenir sa position. Le broker va donc lui laisser deux possibilités ( à conditions qu’il prenne une décision rapidement ) : Clôturer sa position et encaisser sa perte ou rajouter des fonds sur son compte de trading afin de reconstituer le montant de sa couverture au minimum et ainsi garder sa position ouverte sur l’indice CAC40.

Par chance, le cours du CAC40 est remonté quelques secondes plus tard et a su se maintenir. La couverture est donc suffisante et Charles n’a finalement pas eu besoin de rajouter des fonds sur son compte. Toutefois, il sait que sa position est difficilement tenable mais ne peut s’empêcher de garder espoir quant à une remontée du cours de l’indice phare de la place parisienne.

 

Des pertes supérieures à son capital initial…

Le 25 février N toujours, Charles est partie boire un café avec sa compagne dans le café en face de chez lui. Au même moment, une information importante fait son apparition et fait chuter le cours du CAC40 à un cours de 5 000 points en quelques minutes. Le cours d’achat du broker est fixé à 5 001 points et le cours de vente est quant à lui à 4 999 points. Charles reçoit un texto de son broker et se connecte en urgence sur son application mobile de trading.

La situation de Charles est la suivante :

Calculs montrant l'évolution négative du compte de trading

La chute a été tellement rapide que le broker a clôturé la position de Charles à l’instant seulement.
Il se retrouve dans le situation suivante :

Explication à travers un calcul d'une perte supérieure au capital initiale sur les CFD

Charles a perdu plus que le capital qu’il avait déposé sur son compte de trading. Il est donc redevable d’un montant de 1 003€ auprès de son broker. S’il ne rembourse pas son broker, ce dernier engagera des mesures de recouvrement pour récupérer la somme.

Ce qu’il faut retenir

 

Cet exemple détaillé d’un trade sur les CFD est surtout là pour te montrer les dangers d’investir sur un produit sans comprendre son fonctionnement mais également le risque de ne pas couper ses pertes.

 

Entretenir l’espoir de voir le cours monter si tu es à l’achat sur une position n’est pas une mauvaise chose en soi car l’objectif du trading, c’est justement de spéculer sur l’évolution d’un actif. Mais pour pouvoir trader, il faut de l’argent… Donc si tu utilises trop de levier et que l’évolution n’est pas en ta faveur, tu risque de tout perdre voir plus comme dans le cas que je viens de te présenter.

 

CFD : comprendre les frais des brokers

Si tu lis cette page, c’est probablement que tu t’intéresses un minimum aux CFD et que tu cherches à connaître ou à mieux comprendre les frais auxquels tu vas être confronté en utilisant ce type de produit en bourse. Même si tu t’en doutes, trader les CFD ne revient pas au même prix selon le broker que tu choisis. Toutefois, et c’est là que je veux te rassurer, la logique reste la même et c’est ce que je vais tenter de t’expliquer dans cet article.

La commission

Le broker va appliquer une commission pour chaque opération que tu souhaites initier via la plate-forme. En général, celle-ci est appliquée sur les CFD actions ( et pas sur les CFD indices, devises et matières premières ) et se traduit par un pourcentage de ton investissement auquel il applique un tarif minimum et/ou maximum. Afin que ce soit un peu plus concret pour toi, je vais te présenter les trois hypothèses que tu peux rencontrer dans la grille tarifaire des brokers.

Cas n°1 :

Le broker A indique sur sa brochure tarifaire qu’il applique une commission de 0,10 % sur les trades effectués sur des CFD actions.

Imaginons que tu aies décidé d’investir pour 8 000€ sur le CFD action de l’entreprise Alstom, la commission que tu devras verser à ton broker afin d’effectuer cette opération sera de 8 euros ( 8 000€ x 0.10% ).

 

Cas n° 2 :

Le broker B, quant à lui, peut proposer une brochure tarifaire différente et mettre en place un plafond au montant de la commission. Il va indiquer, par exemple, une commission de 0,10 % par opération réalisée sur des CFD actions mais avec un montant maximum de 5 euros.

Dans ce cas, ton investissement de 8 000€ devrait générer une commission de 8 euros ( 8 000€ x 0.10% ) sauf que le broker limite le montant à 5 euros. Tu devras donc payer 5 euros seulement pour effectuer le même trade que dans l’exemple précédent.

 

Cas n° 3 :

Le broker C a pris la décision de fixer un seuil minimum à la commission qu’il facture à ses clients qui effectuent des trades sur les CFD actions. Sa commission est de 0,10 % par opération avec un montant minimum de 10 euros.

Dans ce cas, ton investissement de 8 000€ devrait générer une commission de 8 euros ( 8 000€ x 0.10% ) sauf que le broker applique une commission minimum de 10 euros. Tu devras donc payer 10 euros pour effectuer le même trade que dans les deux exemples précédents.

 

Alors que la commission est fixée sur la même base par les trois brokers ( 0.10% du montant investi ), les conditions tarifaires sont donc plus intéressantes chez le broker B dans le cas où tu souhaite investir 8 000€ sur une opération. Le prix n’est donc pas le même en fonction des trois éléments cités plus haut ( pourcentage du capital investi, seuil minimum et plafond maximum de la commission ) mais également du montant de chaque opération que tu souhaites réaliser chez le broker.

Le spread

On a vu dans les modules précédents que lorsqu’une action est cotée en bourse, son prix est fixé en fonction du point d’équilibre entre les acheteurs, qui souhaitent acquérir une ou plusieurs actions, et les vendeurs, pour accepter de se délester de ces mêmes actions.

Pour faire simple, l’écart de cotation ( le spread ) c’est la distance dans le carnet d’ordre entre l’offre et la demande sur un produit. Autrement dit, plus les acheteurs et les vendeurs s’entendent sur un prix plus le spread est faible alors qu’il grandit à mesure que les deux parties s’éloignent.

Schéma qui explique ce qu'est le spread en bourse

Dans le cas des CFD, le broker va calquer l’évolution du cours du sous-jacent ( le fameux prix d’équilibre ) et va appliquer lui-même un spread à l’ensemble des produits qu’il propose à ses clients ( actions, indices, matières premières…etc ) afin de se rémunérer. Cet écart de cotation sera plus ou moins grand selon les brokers.

Si le broker indique dans sa brochure tarifaire qu’il applique un spread de 2 points sur le CFD CAC40 et que ce dernier est à 4 500 points à la bourse de Paris. Le broker va proposer d’acheter son équivalent en CFD à un prix de 4 501 points ou le vendre à 4 499 points.

 

Les frais liés au spread

Prenons les deux cas pour que ce soit un peu plus parlant :

Le CAC40 est à 4 500 points. Le broker propose de l’acheter à 4 501 points et de le vendre à 4 499 points. Le spread est donc de 2 points.

→ Si tu souhaites acheter un lot à 4 501 points et que tu décides de le revendre immédiatement, tu vas devoir le revendre à 4 499 points. Tu vas donc perdre deux points car tu ne pourra revendre ta position qu’en dessous du prix que où tu l’a acheté initialement. Pourtant, le cours du CAC40 n’a pas changé. Les deux points que tu as perdu vont donc dans la poche de ton broker.

→ De la même manière si tu souhaites spéculer sur la baisse du CAC40, tu vas pouvoir vendre un lot à 4 499 points. Toutefois, si tu souhaites revendre ta position tout de suite après, il va falloir le faire à un prix de 4 501 points. Tu vas donc perdre, là aussi, 2 points dans cette opération.

 

Je t’entend déjà me dire que si le cours du CAC40 monte, tu vas gagner de l’argent et donc ne pas en perdre.

→ Ma réponse est positive mais tu oublies une chose. Dans le cas où le CAC40 est à 4 500 points à la bourse de Paris. Ton broker applique un spread de 2 points. Il te propose d’acheter à 4 501 points et vendre à 4 499 points. Le cours du CAC40 gagne 5 points et est à présent de 4 505 points sur la place parisienne. Toi, tu vas pouvoir revendre à 4 504 points. Tu as donc gagné l’équivalent de 3 points ( achat à 4 501 points et revente à 4 504 points ). Seulement trois points de gagné alors que le CAC40 est monté de 5 points…

 

L’intérêt pour toi, c’est donc de trouver les brokers qui te permettent de trader avec les spreads les plus faibles. Cela, afin d’optimiser tes gains mais également réduire tes pertes ( si tu es dans le mauvais sens ) pendant ta séance de trading.

Rappelle-toi que lorsque tu trades sur CFD à risque limité, c’est toi qui prends les risques, pas le broker. Celui-ci, que tu sois gagnant ou perdant, empochera le montant du spread quoi qu’il arrive.

 

Qui suis-je ?

Investisseur en compte propre depuis 2009, je partage comme des millions de personnes à travers le monde un intérêt pour l’économie et les marchés financiers.

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Dans ce blog, je t’explique comment investir sur les marchés et je te partage ma propre vision du trading.

Ma devise ? ” Un trader rentable, c’est un trader qui sait ce qu’il trade “.

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