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Faut-il investir sur un tracker à long terme ?

Faut-il investir sur un tracker à long terme ?

Il y a quelques jours, un abonné de ma chaîne Youtube m’a demandé s’il était intéressant d’investir sur un tracker à long terme. Il faisait référence à une de mes vidéos où j’expliquais qu’investir sur un tracker à effet levier sur une longue période n’était pas vraiment une bonne idée. Le soucis, c’est que je n’expliquais pas la raison.

Pour ceux qui n’auraient pas vu ma vidéo sur les trackers, ce que vous devez savoir c’est qu’il s’agit d’un produit dérivé en bourse qui donne la possibilité aux investisseurs de spéculer à la hausse comme à la baisse sur des actifs qu’il n’est pas possible de trader en temps normal sur un compte-titre ou un PEA ( matières premières, devises, indices…). Les principaux émetteurs de trackers sont Citigroup, Commerzbank ou encore la Société Générale. On les appelle des produits dérivés car leur prix évolue en fonction de l’évolution du cours d’un autre produit.

Pour bien comprendre où je veux en venir, on va donc faire simple et prendre un exemple bien concret fin d’assimiler plus facilement cette notion.

Une absence de corrélation sur le long terme

Dans l’exemple suivant, je vous présente alex ! C’est un jeune trader qui souhaite se lancer sur les marchés avec un capital de 1 000€. Il a réfléchi à une stratégie d’investissement afin de faire fructifier son capital. Toutefois, son compte-titre ne lui permet pas d’investir directement sur l’indice. Après de nombreuses recherches, il pense que la meilleure solution c’est d’ouvrir une position sur un tracker qui va répliquer l’évolution du CAC40.

Evolution du CAC40 sur 5 séances de bourse

Mais Alex a beau être débutant en bourse, il a compris qu’avant d’investir sur un produit il est important de le comprendre et d’analyser les conséquences. Pour cela il envisage différents scénarios d’investissement sur une période de 5 jours ( séance de bourse ) en prenant pour comparaison l’indice CAC40 qui vaut 100 le jour J et qui va connaître de multiple variations pour au final revenir à 100 au bout du 5ème jour. Voici les résultats de sa simulation :

 

Cas n°1 : Tracker CAC40 avec levier de 1 ( à la baisse )

Evolution du tracker CAC40 sans effet levier et inversé

Alex constate que lorsque le tracker reproduit les variation du sous-jacent ( ici le CAC40 ) de manière opposé, la valeur du tracker n’est pas la même que ce dernier au bout des 5 séances. Une perte de valeur apparaît même si elle est relativement faible.
Il en déduit qu’investir sur un tracker sans effet levier en spéculant sur les variations opposées du sous-jacent l’expose à une perte même dans le cas où celui-ci revient à son prix d’origine.

La perte représente moins de 1% donc le pari peut valoir le coup sur une période comme celle-ci ( 5 jours ). En effet si le CAC40 avait baissé de quelques pourcent, le trade serait positif. Cependant, sur le long terme l’écart s’accroît et il devient plus difficile de sortir gagnant même si le CAC40 reste négatif.

 

Cas n°2 : Tracker CAC40 avec levier de 3 ( à la baisse )

Evolution du tracker CAC40 avec un levier 3 et inversé

Dans le cas présent, l’effet levier qui multiplie les variations par un facteur de 3 dans le sens opposé à celui du sous-jacent montre que les pertes sont plus importantes que dans le 1er exemple, alors que le CAC40 est revenu au point de départ ( valeur de 100 points ).

La valeur du tracker termine à 95.5 points soit une moins-value de 4.5% sur le trade…
Alex en conclut que l’effet levier ( toujours en spéculant sur la variation inverse de son sous-jacent ) accroît toujours plus les pertes dans le temps

Cas n°3 : Tracker CAC40 avec levier de 3 ( à la hausse )

Evolution du tracker CAC40 avec un levier 3

Cette fois-ci Alex utilise un levier égal à 3 et qui agit dans le même sens que son sous-jacent. Il pourrait se dire que le problème qu’il a soulevé auparavant quant à la perte de valeur du tracker dans le temps est résolu. Pourtant celui-ci note que le résultat final est inférieur à 100 points à l’issue des 5 séances de bourse. Certes, la moins-value est moins importante que si il avait pris une position inverse mais elle représente tout de même 2% de la somme investi.

A ce stade, Alex en déduit que spéculer dans le sens opposé du sous-jacent, qu’il ait un effet levier ou non, fait perdre de la valeur au tracker dans le temps à situation identique. Mais il peut ajouter, à présent, qu’utiliser un levier en spéculant dans la même direction que le sous-jacent produit à peu près les mêmes effets mais à un degré différent.

 

Cas n°4 : Tracker CAC40 avec levier de 5 ( à la baisse )

Levier 5 sur un tracker CAC40 avec perte de valeur dans le temps

L’utilisation d’un levier plus important ( 5 ) donne un résultat identique à celui constaté avec un levier plus faible. En effet, la valeur du tracker s’est dépréciée à l’issue des 5 séances de bourse alors que le CAC40 a fait du sur place.
Alex en déduit que plus l’effet levier est important plus le tracker perd de la valeur dans le temps.

Toutefois, il est conscient que la période étudiée est courte. Lorsqu’il fait une simulations sur plusieurs mois, il constate qu’il est de plus en plus difficile pour le tracker d’afficher une performance positive car sa valeur diminue aussi avec le temps.

L’effet bêta-slippage

Cette perte de valeur qu’Alex a constaté dans ses différentes simulations s’appelle l’effet bêta-slippage. C’est une donnée importante qui ne doit pas être prise à la légère car le choix d’effectuer un trade sur un tracker doit prendre en compte cette donnée.

A court terme, la volatilité peut agir également comme un accélérateur.

Variations plus importantes sur le CAC40 et impact plus important sur le tracker

Variations importantes sur le CAC40 et impact significatif sur le tracker

Cette illustration reprend les exemples précédents, en montrant qu’au bout de 5 jours de bourse, la valeur du tracker a diminué fortement alors que le sous-jacent est revenu à sa valeur initiale. Le CAC40, dans cet exemple a subit de fortes variations ( +3%, -6%…etc ).

Petites variations sur le CAC40 et faible impact sur le tracker

Petites variations sur le CAC40 et faible impact sur le tracker

Dans ce deuxième exemple, j’ai voulu te montrer qu’avec le même scénario ( un CAC40 qui part de 100 et qui revient à 100 au bout de 5 jours ), la valeur du tracker a très peu diminuée. Pourquoi ? Eh bien parce que les variations qu’a enregistré l’indice CAC40 pendant cette période ont été beaucoup moins importantes ( +1%, -2.49%….etc ).

En effet, on constate que plus la volatilité est importante sur le sous-jacent, plus le tracker perd de la valeur dans le temps. J’insiste bien sur la durée qui joue un rôle capital dans cette diminution de valeur.

Seul un tracker qui reproduit les variations d’un sous-jacent sans effet levier et dans le même sens permet d’obtenir des performances identiques.

Conclusion

Si il ne fallait retenir qu’une chose de toutes ces explications, c’est qu’investir sur un tracker à effet levier ( ou sans effet levier mais en sens inverse ) à long terme, c’est à dire de l’ordre de plusieurs semaines, mois voir plusieurs années, n’est pas la stratégie la plus adaptée. Vous pourriez vous retrouver avec une moins-value même dans le cas où vous auriez réussi à anticiper l’évolution du sous-jacent correctement.

 

Les produits pour investir en bourse

Comme de nombreux particuliers qui découvrent le monde des marchés financiers, tu penses probablement que la bourse s’arrêtent aux actions. Mais si tu lis cet article, c’est que tu as compris qu’il existe d’autres moyens de placer ton argent en bourse afin de te permettre de développer de nouvelles stratégies d’investissement.

Les actions

Le premier produit sur lequel la plupart des investisseurs commencent à placer leurs argent et qui est le plus connu du grand public, c’est l’action. C’est celui vers lequel je me suis dirigé lorsque j’ai ouvert pour la première fois un compte-titre en 2009.

Un exemple théorique pour mieux comprendre…

Pour t’expliquer ce qu’est une action, je vais utiliser l’exemple d’une société nommé X. Les actionnaires, au nombre de 10 ont chacun investi 1€ lors de sa création et sont donc propriétaire d’1/10 de celle-ci. Sa valeur est donc de 10€ à l’instant T en bourse. Chaque actionnaire pourra participer aux assemblées générales et également percevoir des dividendes au prorata de sa participation.

Si un jour, une personne extérieure souhaite devenir actionnaire de la société parce qu’elle estime que le marché ne valorise pas celle-ci à sa juste valeur et qu’en achetant à ce prix, elle pourra potentiellement réaliser une plus-value à la revente une fois que le marché aura rectifié cette anomalie du moment. On sous-entend ici que l’entreprise aurait donc une valeur réelle supérieure à celle que fixe le marché.
Cette personne devra trouver un actionnaire qui souhaite se séparer de sa participation. Pour en arriver à cette transaction, il va falloir que les deux parties se mettent d’accord sur le prix.

Dans le cas présent, imaginons que l’individu A estime que l’entreprise vaut 30 euros. Cela signifie que chaque action devrait avoir une valeur de 3€ car la société est composée de 10 actions. Il va donc proposer d’acheter une action à 1€ dans un premier temps car c’est la valeur actuelle de celle-ci. De plus, c’est dans son intérêt d’acheter au plus bas afin de maximiser sa potentiel future plus-value.
Personne ne va vouloir céder son action à ce prix, raison pour laquelle, l’individu A va remonter son offre et la fixer désormais à 2€. Parmi les actionnaires de la société, il y en a à présent un qui est prêt à lui céder son action à ce prix car lui-même l’a acquis à 1€ et va réaliser une plus-value à l’issue de cette opération. L’individu A devient donc actionnaire de l’entreprise avec une action acquise à 2€.

La dernière opération ayant eu lieu au prix de 2€ sur le marché, l’action est désormais cotée à ce prix et par conséquent la société est désormais valorisé 20 euros par le marché ( 2€ x 10 actions ).

Le prix de l’action reflète donc le point de rencontre entre les acheteurs et les vendeurs à un instant T et il est amené à changer constamment en fonction de l’estimation que les investisseurs de la santé et du potentiel financier de l’entreprise. Si tu te sens prêt, tu tester tes connaissances sur les actions à travers ce quiz que j’ai crée.

Ce qu’il faut retenir des actions

Devenir actionnaire d’une entreprise, cela revient donc à posséder une partie de celle-ci et avoir la possibilité de participer aux décisions de l’entreprise en votant aux assemblées générales des résolutions portant par exemple sur :

La capacité d’effectuer une augmentation de capital avec les modalités qui en découlent
La rémunération du ou des dirigeants
La validation des comptes annuels

L’investissement sur un action peut se faire sur un horizon de temps différent selon les anticipations ( stratégie de rendement / spéculation ).

Les obligations

Dans ta vie quotidienne, tu peux être amené, en tant que particulier, à avoir besoin d’argent pour financer l’achat d’une voiture, d’une maison ou de n’importe quel autre bien. Soit parce que tu n’as pas assez d’épargne pour régler en cash ou parce que tu constates que les taux d’intérêts sont bas et qu’il plus intéressant d’emprunter. Comme beaucoup de monde dans ce cas, tu vas te tourner vers ta banque pour voir si elle peut t’octroyer un prêt. Si je te donne cet exemple, c’est parce que je souhaite te parler d’un produit qui se nomme l’obligation.

Faire appel au marché pour les entreprises et les Etats

Pour faire simple, l’obligation, c’est ce qui permet à une entreprise ou un Etat de faire appel au marché pour se financer. Cette fois-ci, ce n’est pas toi en tant que particulier qui va aller ta banque pour obtenir un prêt mais une société qui, parce qu’elle a besoin de fonds pour diverses raisons ( nouveaux marchés à l’internationale, remboursement d’un emprunt avec un taux d’intérêt plus élevé…), va faire appel à des investisseurs ( particuliers et/ou professionnels ).

Cette société ou cet Etat qui va mettre en place ce type de produit va devoir verser des intérêts aux intervenants qui ont souscrit et elle devra rembourser la totalité du capital emprunté à l’échéance. Le taux d’intérêt est fixé en fonction de plusieurs éléments :

La durée de l’emprunt ( plus elle est longue, plus le taux sera élevé )
La solvabilité de l’entreprise ( plus l’entreprise est solide financièrement, plus le taux sera faible )
La conjoncture économique

Contrairement à une action qui permet de devenir propriétaire d’une partie de l’entreprise, l’obligation attribue la qualité de « créancier » à celui qui en détient car il s’agit d’une dette.

Les trackers

A présent, le produit dont je vais te parler, il permet d’obtenir un effet levier et est donc réservé à des investisseurs qui ont déjà un peu d’expérience sur les marchés. Ce produit c’est le tracker.

Il s’agit d’un produit dérivé dont le cours évolue de la même manière que son sous-jacent ( exemple : un tracker qui va reproduire l’évolution du cours de l’indice CAC40 ). L’utilisation des trackers est de plus en plus répandue et connaît une hausse importante dans le secteur des matières première et des obligations comme l’indique cet article tiré du site lerevenu.com. Tu te demandes sûrement l’intérêt d’investir sur un produit qui se contente de calquer le cours d’un autre produit ?

Les caractéristiques des trackers

La première raison, c’est que cela te donnes la possibilité de diversifier tes placements sur des produits qui ne sont pas accessibles autrement. Cela va être le cas des indices ( CAC40, DAX30… ), des matières premières ( pétrole, Or…), des devises ( Parité euro/dollars…).

La deuxième raison porte sur le fait qu’un tracker permet d’investir sur un panier de valeurs. Tu peux par exemple décider de spéculer sur la hausse du secteur de l’énergie et ainsi choisir un tracker qui englobera l’ensemble des actions de sociétés travaillant dans ce secteur à la bourse de Paris ou ailleurs. Cela évite de devoir investir sur chaque actions séparément.

La dernière particularité des trackers que j’ai noté concerne l’effet levier. Il y a quelques années, j’avais pour habitude de spéculer sur l’indice CAC40 et pour cela j’utilisais certains trackers qui permettaient de répliquer l’évolution de cet indice avec un levier allant de 1 à 10.

L’effet levier : attention au danger

Pour que tu puisse comprendre plus facilement. Imaginons que j’utilise un tracker CAC40 avec un levier de 5 ( à la hausse ) et que je place 100€ sur ce produit. Si l’indice augmente de 2 % dans la journée, le tracker montera de son côté de 10 % ( 2 % x 5 ). Cela signifie que ma plus-value une fois ma position clôturé sera de 10€ alors que le gain aurait été de 2€ si j’avais utilisé un tracker sans effet levier.

Evidemment, les produits avec effet levier sont à utiliser avec précaution et s’adressent à des investisseurs expérimentés et conscient des risques.

 

Qui suis-je ?

Investisseur en compte propre depuis 2009, je partage comme des millions de personnes à travers le monde un intérêt pour l’économie et les marchés financiers.

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Dans ce blog, je t’explique comment investir sur les marchés et je te partage ma propre vision du trading.

Ma devise ? ” Un trader rentable, c’est un trader qui sait ce qu’il trade “.

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