De nombreux investisseurs se sont déjà posés la question de savoir comment il pourraient se préparer à un krach boursier dans un avenir plus ou moins proche. Ce décrochage des cours où la peur l’emporte, tel un tsunami que rien n’arrête sur son passage, est dans tout les têtes et pourtant, nombreux sont ceux qui oublient qu’il peut apparaître sans prévenir. Dans cet article, je vais donc vous exposer ma manière d’appréhender un effondrement du marché et comment j’arrive à garder la tête froide dans ce type de situation.

Bannir les émotions pendant un krach boursier

A chaque fois que je consulte mon compte de trading et les performances de mes investissements en cours, je fais face à toutes sortes d’émotions. Quand ça monte et que la valeur de mon portefeuille s’apprécie, je suis euphorique. Et lorsque sa valeur se déprécie, je remet en question mes choix et l’angoisse monte avec le temps.

Des émotions différentes selon l'évolution du portefeuille

Une peur irrationnelle

Face à ce constat, je me suis donc attaché à comprendre pourquoi le stress montait en moi à chaque phase baissière du marché et j’en suis arrivé à la conclusion que cet état était du au fait que je n’avais pas investi correctement. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il faut toujours, lorsque la peur nous envahit, essayer de rester rationnel et comprendre qu’un marché peut baisser sans pour autant que les sociétés dans lesquelles j’ai investi n’aient perdu de la valeur.

Un marché qui ne valorise pas la juste valeur des sociétés

Au moment où j’écris cet article, nous sommes en 2018. La dernière crise financière a eu lieu il y a 10 ans et celle qui l’a précédé date d’il y a 18 ans à présent. L’économie a tendance à aller mieux de nos jours comme le montre de nombreux indicateurs. L’OCDE table par exemple sur une croissance mondiale de l’ordre de 4 % en 2018. En France, les salaires repartent à la hausse avec une augmentation de 2 % la même année tandis que le nombre de chômeurs baisse sur les trois premiers mois. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face et il faut savoir que l’économie a tendance à suivre une courbe semblable à celle d’un oscillateur, alternant entre phase de croissance et période de récession. Le marché va donc connaître des périodes de bulles qui finissent par éclater, suivi de période de creux où la peur l’emporte et où les actifs sont cotés à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle.

Acheter bas et revendre haut

Ce que je ne sais pas, en revanche, c’est la date à partir de laquelle, le marché risque de s’effondrer. Je pourrais très bien investir sur des produits qui permettent de spéculer sur la chute des cours mais je pourrais perdre pas mal d’argent si cela n’arrive pas rapidement.

Le problème qui se présente à moi est donc le suivant :

La plupart des actions cotées en bourse sont survalorisées ce qui ne m’incite pas réellement à acheter.

Mes propres actions, en portefeuille, atteignent des valorisations plus élevées que celles que j’estime dans ma propre analyse et il y a peu de chance que le rendement en terme de plus-value continue à être intéressant dans les prochaines années.

Récupérer des liquidités

Je vais donc réfléchir à solder une partie de mes positions pour récupérer de l’argent sur mon compte-titre ou mon PEA et attendre que la valorisation de ces mêmes sociétés baissent afin de les racheter à un cours inférieur à celui que j’estime être leur vraie valeur.

Investir ou vendre selon le prix

Je me fiche donc qu’il s’agit d’une correction passagère du marché ou d’un krash comme on en a connu en l’an 2000 avec l’éclatement de la bulle liée aux valeurs technologiques ou bien en 2008 avec la crise des subprimes. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir si le prix des actions de sociétés qui m’intéressent sont cotées à un prix plus faible que celui que j’estime, être leur vraie valeur, et si les actions que j’ai actuellement en portefeuille sont valorisés à un prix tellement haut que ce dernier n’est plus rationnel et donc que je vais commencer à vendre.

De cette manière, je n’ai plus besoin de suivre les fluctuations du marché chaque jour et je ne suis plus influencé par mes émotions lorsque surgit d’éventuelles corrections ou d’un effondrement durable des cours. Je suis désormais focalisé sur le fait d’acheter bas et de revendre haut. Cette période entre l’achat et la vente pouvant durer plusieurs années.

La question que je me pose désormais, ce n’est plus de savoir quand le krash va avoir lieu mais si quand il arrivera, j’aurais assez de liquidité pour acheter des actifs à un prix dérisoire. Il peut s’agir d’actions d’actions du CAC40 cotée sur le compartiment A d’Euronext ou bien d’indices à travers un compte CFD à risque limité. Les méthodes sont nombreuses.

Conclusion

A présent, il me reste désormais à savoir analyser la situation financière des sociétés et ainsi dénicher des opportunités, c’est à dire des entreprises que le marché n’évalue pas à leur juste valeur. C’est que l’on va essayer de voir dans un prochain article.