Diversification de portefeuille | Les Réponses à vos Questions

La diversification en bourse pour limiter les risques

Vous entendez probablement parler partout de la diversification de portefeuille. Beaucoup de sites vous donnent des astuces pour le faire, ou pour vendre leurs produits, mais sans réellement développer pourquoi. De quoi s’agit-il exactement ?

Dans cet article, je vous explique concrètement ce qu’est la diversification, mais aussi quels sont ses fondements et comment la mettre en pratique. Suivez-le guide !

Qu’est-ce que la diversification de portefeuille ?

Nous allons prendre un exemple très simple. Si vous détenez une seule action dans votre portefeuille, vous êtes intégralement exposé aux variations de son cours. Si elle perd 20 %, la valeur du portfolio diminuera aussi de 20 %.

Admettons maintenant que vous détendez deux actions, à 50/50. Si l’une baisse de 20 %, mais que l’autre ne varie pas, votre compte-titre aura perdu 10 % de sa valeur, au lieu de 20 %.

C’est l’illustration littérale de l’expression : « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». En diminuant la volatilité de mon portefeuille, j’ai aussi fait baisser le risque attendu.

Diversifier pour mieux gérer son risque

En combinant différents actifs financiers, il est donc possible d’obtenir un rendement identique à celui d’un seul placement, mais en réduisant le risque.
Mais attention, il ne suffit pas d’acheter plusieurs titres « à l’aveugle » pour avoir un résultat probant.

Les informations disponibles dans cet article ne constituent pas un conseil en investissement ou une incitation à investir.

Pourquoi parle-t-on de corrélation ?

La relation entre les produits financiers est ce que l’on appelle la corrélation. Si mon actif A baisse, comment se comporte mon actif B ? Si B n’est pas du tout affecté par la baisse de A, les actifs ne sont pas corrélés.

Constituer un bon portefeuille ne consiste donc pas seulement à ajouter des placements avec de gros rendements, il faut regarder comment ils se comportent entre eux. C’est pour cela que l’on parle de construction. L’allocation d’actifs désigne la stratégie de répartition des instruments financiers dans un compte-titre.

Pour de nombreux investisseurs, le but ultime est de maximiser le gain pour un niveau de risque donné. Dans les années 50, Harry Markowitz développe un concept qui fera date : la théorie moderne du portefeuille ou modèle du portefeuille efficient.

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Qu’est qu’un portefeuille efficient ?

Le modèle de Markowitz permet de déterminer la combinaison d’actifs optimale pour l’investisseur. On dit aussi qu’elle optimise le couple rendement/risque.

Il part de quatre postulats :

– Le risque est estimé à partir de la volatilité des rendements espérés ;
– Les investisseurs ne décident qu’en fonction du rendement et du risque attendus ;
– Ils sont également averses au risque ;
– Pour un degré de risque donné, ils choisiront le rendement attendu le plus élevé.

Ce n’est pas au niveau de la rentabilité que cette approche a bouleversé les théories de portefeuille, mais au niveau du risque. Markowitz prend en compte la corrélation des actifs entre eux, par le calcul de la covariance.
Un portefeuille est efficient lorsqu’aucun autre ne propose un meilleur rendement pour le même niveau de risque — ou un niveau de risque plus faible pour le même niveau de rendement.

Une question essentielle à laquelle cette théorie répond est « combien de titres dois-je détenir ? » pour bénéficier au mieux de la diversification.
Comme vous vous en doutez, il n’y a pas de réponse unique à cette interrogation. Tout dépend fortement des caractéristiques de votre portefeuille, des calculs de variance et d’écart-type. Mais le modèle du portefeuille efficient nous apporte quelques précisions.

Pour une corrélation de 0,5, c’est-à-dire une corrélation positive relativement faible, le risque du portefeuille diminue considérablement jusqu’à environ 25 titres. Au-delà, le risque continue de tomber, mais dans une moindre mesure. Autrement dit, avec une corrélation assez faible, une vingtaine d’instruments suffit.

Plus le nombre de titres en portefeuille augmente plus le risque diminue

Attention tout de même à ne pas surestimer les effets de la diversification ! Lors de la crise des subprimes, et la baisse généralisée des marchés de 2008-2009, la quasi-totalité des classes d’actifs a fortement chuté.

Maintenant que l’on connaît la théorie, que fait-on ?

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Sur quels critères diversifier son portefeuille ?

Le premier est celui du nombre de titres, je ne vais pas revenir dessus. On distingue trois autres critères majeurs :

1/ Par classe d’actifs

Les actions, les obligations, voire l’or ne se comportent pas de la même façon, et au même moment. Sauf lors de crises majeures au cours desquelles nul n’est à l’abri, composer son portefeuille de différentes classes d’actifs est donc une bonne idée.
Souvent, les obligations modèrent le risque attendu du portfolio, quand les actions en optimisent le rendement. Bien entendu, c’est une explication très schématique qui mériterait de longues précisions.

Nous pouvons également ajouter que, même dans une classe d’actif, la taille des capitalisations est un facteur différenciant. Les small et mid caps ne se comportent pas comme les large caps !

2/ Par secteur

Lorsqu’une entreprise d’un secteur est touchée, il n’est pas rare que les autres le soient aussi. Souvenez-vous du scandale Volkswagen en 2015. Quand il a éclaté, tout le secteur automobile européen a été pris dans la tourmente, avant même de savoir qu’il allait être entaché par le dieselgate.

Ainsi, choisir des secteurs distincts permet de se prémunir de retournements de marché violents. Par exemple, le secteur de la tech ne se comporte généralement pas comme ceux de la défense ou du retail.

Les matières premières présentent un point de vigilance particulier. Très volatiles, leurs rendements à long terme sont souvent décevants.

3/ Par zone géographique

Toutes les régions ne sont pas soumises aux mêmes enjeux économiques, sociaux ou politiques. La crise de l’euro en 2011 en est une belle illustration. Les marchés européens ont été chahutés alors que les places américaines ont été épargnées.

Les pays en voie de développement, ceux qu’on appelle couramment les « émergents », sont traditionnellement soumis à une volatilité plus importante. Varier les zones géographiques permet également de s’exposer à différentes devises.

Conclusion

On comprend intuitivement que la diversification de portefeuille est une stratégie indispensable. Mais elle se fonde également sur des modèles très théoriques, comme celui de Markowitz. S’il paraît un peu difficile d’accès de prime abord, il a aussi le mérite de démontrer qu’ajouter à l’infini des lignes dans votre portefeuille est inutile. Gare aux vendeurs de miracles !

Construire un portefeuille diversifié se fait par des critères clairs et quantifiables. Il faut néanmoins avoir en tête que le risque systémique, lui, ne peut être diversifié.
Enfin, multiplier les actifs entraine une multiplication des coûts de transaction. Pensez donc à bien choisir votre courtier.

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