Épargne COVID : la clé pour générer de nouveaux revenus ?

Epargne covid 19 la solution pour générer de nouveaux revenus

Les conséquences de la crise économique engendrées par le COVID-19 ont frappé de plein fouet les États et les ménages. Dans ce contexte, certains ménages ont compris que pour tirer profit de cette pandémie et s’assurer un avenir meilleur, ils devaient réfléchir à la manière de générer de nouveaux revenus.

Pourquoi les riches deviennent toujours plus riche ?

En effet, dans un rapport conjoint réalisé en septembre 2020 et intitulé «Rapport des milliardaires», la banque helvétique UBS et le cabinet d’audit et de conseils PWC révélaient que la fortune des milliardaires à atteint un nouveau record en 2020 malgré la crise. Elle est estimée, aujourd’hui, à 10.200 milliards de dollars, soit une hausse de 13% par rapport au dernier record de 2017 qui était estimé à 8.900 milliards de dollars.

La fortune des milliardaires français a suivi la même tendance. Elle s’élève aujourd’hui à 442,9 milliards de dollars, soit une augmentation de 439% au cours des 10 dernières années.

Les plus défavorisés ont des difficultés à s’extirper de la pauvreté

À contrario, la situation économique des moins aisés, voire des plus vulnérables n’est pas reluisante. Une étude récemment publiée par l’institut national de statistiques et de l’étude économique, (INSEE) démontrait, chiffres à l’appui, une tendance des classes vulnérables à persister dans la pauvreté au fil des années.

Ainsi, sur la période de 2008 à 2017, 40% des français ont persisté dans la pauvreté, en France Métropolitaine contre 40% qui ont alterné entre pauvreté et non-pauvreté. Seules 20% de ces individus ont réussi à sortir de la pauvreté.

Sortir de la pauvreté un parcours difficile

Ces deux constats nous enseignent, si besoin en était encore, que toute crise aussi violente soit-elle, engendre de nouveaux riches. La différence entre ceux qui profitent de la crise et ceux qui en sont malheureusement victimes se situent le plus souvent au niveau du degré d’information et d’intelligence financière des uns et des autres.

La preuve en est que la violence de la crise et la chute des marchés financiers qui a suivi dans les premières semaines du confinement, a eu une incidence négative sur le patrimoine des plus fortunés. Elle s’est traduite par une chute de 6,6% (février-mars) avant de connaitre un bond de 27,5% entre avril et fin juillet.

Les riches possèdent des revenus plus diversifiés

La raison tient à la part plus importante, de la part des ménages aisés, d’un patrimoine financier dont la valorisation s’est dépréciée avec la chute des indices boursiers courant février/mars 2020.

Une diversification des revenus chez les plus aisés

En effet, dans le détail, alors que la part des prestations ( 57% ) représente une grande partie des revenus des ménages les plus défavorisés, elles ne représentent que 4% chez les plus aisés. D’autre part, les revenus financiers sont quasiment inexistant chez les premiers ( 1% ) alors qu’ils atteignent 11% chez les second.

Le constat que nous pouvons faire, c’est que la diversification des revenus des plus aisés leur a permis de diminuer le risque à court terme et ainsi traverser le confinement et ses conséquences plus sereinement.

En parallèle, l’épargne des français a augmenté de manière considérable ( + 55Mds€ ) pendant le confinement mais aussi et dans une moindre mesure depuis le déconfinement ( + 20 Mds€ ). De l’argent qui n’a pas été dépensé (ou très peu) et qui dort actuellement pour une grande partie, sur des livrets réglementés ( livert A, PEL, CEL… ) et des assurances-vie ( fonds en euros ) dont le rendement est très faible.

Cet argent qui, à l’origine, découle d’un réflexe naturel pour parer aux aléas du futur, ne serait-il pas une opportunité pour les français de la classe moyenne de diversifier leur revenus en allant chercher de la performance à travers l’investissement en bourse ?

Les informations disponibles dans cet article ne constituent pas un conseil en investissement ou une incitation à investir.

Comment investir en période de crise ?

Investir en bourse comporte des risques. Cette décision doit être murement réfléchie. Plutôt que de subir la crise, placer son argent en bourse représente une alternative intéressante à explorer.

Les français sont connus pour être les meilleurs épargnants en Europe. Selon les statistiques de la Banque de France, en moyenne 6 milliards d’euros sont épargnés chaque mois par l’ensemble des français. Ce montant représente 15% de leur revenus en moyenne. Mais ici encore, la crise a significativement modifié leurs habitudes.

En effet, en mars, le cumul des encours a atteint le montant record de 19,6 milliards d’euros. En cause, les mesures de confinement qui n’ont pas permis aux français de consommer comme d’habitude. Les placements financiers qui ont traditionnellement la côte dans l’hexagone restent les livrets d’épargne règlementés (livret A, LDDS, LEP, PEL, CEL…). Ils exposent l’épargnant à un faible risque et offrent en conséquence des rendements relativement faibles (0,50% pour le livret A et 1,25% pour le livret LEP).

Investir en bourse peut offrir des rendements plus intéressants que les livrets règlementés sans pour autant nécessiter des risques inconsidérés. Nous vous proposons quelques véhicules financiers de plus en plus prisés par les investisseurs français.

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La gestion passive

Si vous souhaitez investir une partie de votre épargne en bourse, optez plutôt pour la gestion passive que pour la gestion active. En effet, la gestion passive vous permet de répliquer un indice boursier de référence tel que le CAC40 ou le SP500 par exemple.

Concrètement, la gestion passive vous permet de constituer un portefeuille de titres sur le même modèle que l’indice répliqué. Elle a le double avantage de limiter les frais de courtage en investissant sur un seul produit et de limiter fortement le risque encouru car ce produit est composé d’un panier de titres ( cela vous évite d’acheter chaque titre individuellement ).

Les ETFs

Les Exchanged Traded Fund (ETF) sont des parts de fonds indiciels. Ce sont donc des paniers de titres financiers qui répliquent l’indice boursier ciblé. Ceci leur vaut le surnom de «Trackers», car ils traquent justement l’indice qu’ils répliquent.

Un avantage qu’offrent les ETFs, c’est la diversification, car on y retrouve tous les mêmes titres qui composent l’indice de référence. La gestion des ETFs est automatisée, ce qui leur permet de réaliser des performances très proches de celle de l’indice de référence.

Par ailleurs, les ETF offrent l’avantage de limiter à la fois les charges fiscales mais également les frais de gestion. En effet, investir dans un ETF vous coûtera entre 0,1 et 0,5% de frais de gestion par an, ce qui revient 10 à 20 fois moins qu’un fonds traditionnel (OPCVM, SICAV…). Selon les statistiques de la Banque de France publiée en 2019, la gestion passive a dégagée une performance cumulée de 63,42% sur la période de 2010 à 2017, soit une performance moyenne annuelle de 6,33%.

Une performance bien supérieure à celle des livrets réglementés. Par exemple, l’indice CAC Health Care, qui permet d’investir dans le secteur de la santé sur la cote parisienne, dans des sociétés telles que AB science, Sanofi, Nicox…etc. L’indice connait de belles performances depuis le début de la crise ( +20% depuis le creux du mois de mars ) en raison de la volatilité sur ce segment.

Évolution du cours de l'indice CAC HEALTH CARE

Les ETF sont accessibles via un compte-titre ou un PEA ( Plan épargne en actions ). Pour ce dernier, outre l’avantage fiscale qu’il procure au-delà de 5 ans de détention, seules les ETF composés à 75% de titres européens sont éligibles, ce qui restreint le choix.

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Les secteurs qui ne connaissent pas la crise

La crise économique engendrée par le COVID-19 a radicalement bouleversé nos habitudes autant qu’elle a entrainé l’effondrement de plusieurs pans de l’économie. Cependant, bien d’autres secteurs ont largement profité de la crise.

Le secteur de la Tech

Le Rapport des milliardaires confirme une tendance qui persiste depuis le début des années 2000. En effet, depuis 2018, le cours de bourse des valeurs technologiques s’est fortement accru. En témoigne, la fortune des milliardaires issus de ce secteur qui a connu un bond de 42,5%, soit une augmentation de 1800 milliards de dollars.

Cela s’explique essentiellement par le regain d’intérêt qu’ont connu les supports électroniques (ordinateurs, smartphones, tablettes, webcams…) favorisés notamment par le télétravail et le confinement. Les valeurs qui ont connu les plus fortes hausses sont entre autres celles des GAFAM, les moyens de paiement électriques ou encore l’intelligence artificielle.

Les secteurs de la Santé

Le secteur de la santé et les secteurs affiliés (secteur pharmaceutique, biotechnologies, recherches…) ont eux aussi largement fait la une des médias depuis le début de l’année. Ils ont ainsi largement profité des capitaux des investisseurs convaincus que le «salut» viendrait de ce secteur.

La fortune des milliardaires issus du secteur de la santé a connu la plus forte hausse. Elle s’est hissé à 50,3%, soit une valeur cumulée de près de 660 milliards de dollars.

Hormis, ces secteurs, les services financiers, le divertissement ou encore l’immobilier ont connu des hausses entre 8 et 10%. Enfin, l’or, valeur refuge par excellence a connu comme c’est le cas dans toute période d’incertitude, une forte hausse. Le métal jaune a franchi en août dernier la barre des 2000 dollars. L’once d’or s’échangeait encore à 1350 dollars en début d’année.

Évolution du cours de l'Or en 2020

Comme nous venons de le voir, la crise économique qui est survenu au début de l’année 2020 avec la pandémie du Coronavirus a impacté fortement les ménages les plus défavorisés.

En parallèle, les classes moyennes et les plus favorisés ont profité de cette période pour investir en bourse afin de profiter de la baisse du prix des actions. Leurs objectifs est de profiter d’une revalorisation du cours à long terme sous forme de plus-values mais aussi du rendement qu’offre le dividende sur certains titres afin de constituer une rente. Une méthode qui comporte des risques mais qui peut aboutir à la création de nouveaux revenus qui leur permettront d’accroître encore plus leur patrimoine.

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