Épargne COVID : votre argent bientôt taxé par l’État ?

Votre argent bientôt taxé par l'État

Depuis un an, chacun d’entre nous a dû s’adapter à la pandémie de coronavirus. Un confinement strict pendant le 1er semestre 2020 avec une psychose qui était à son paroxysme en raison des craintes sur la dangerosité du virus. Puis une période de relâchement pendant l’été qui a aboutit à un couvre-feu généralisé à l’ensemble du pays depuis plusieurs mois… de trop nombreux mois…

Depuis le déclenchement des hostilités avec le Covid-19 début 2020, le confinement nous a donné le temps et l’opportunité de réfléchir à notre avenir. Et la peur nous a poussé à épargner car nous avions le sentiment que les jours suivants seraient probablement difficiles.

Lorsque je regarde les chiffres publiés par la banque de France concernant l’évolution de l’épargne en France depuis un an, le constat est flagrant.

Dans cet article, nous allons analyser l’ampleur de ce phénomène et quels ont été les produits qui ont vu leur encours augmenter de manière drastique au cours des précédents trimestres. Et pour finir, je vous parlerai de cette idée qui commence à germer dans l’esprit de nos politiques concernant l’opportunité de taxer l’épargne accumulée pendant la crise et une piste pour essayer de l’éviter.

Épargne Covid : une collecte sans précédent

Alors que l’encours total de l’épargne des français s’élève à 5 492.8 Md€ à la fin du 3ème trimestre 2020, l’épargne des ménages n’a jamais connu une telle dynamique. Avec une épargne brute qui a augmenté de 71.8 Md€ au 1er trimestre 2020 suivi de 101.2 Md€ au 2ème trimestre et enfin 62.7 Md€ au 3ème trimestre selon l’INSEE, c’est un trésor de plus de 235 Md€ qui a été stocké en l’espace de 9 mois à peine.

La ruée vers les dépôts bancaires rémunérés

Et il suffit de lire attentivement les données publiées par la Banque de France pour s’apercevoir que les français ont été attiré en priorité par des produits sécurisés. En effet, c’est près de 80 Md€ qui ont été stockés en numéraire ou sur des dépôts à vue au cours des 9 premiers mois de l’année 2020 et presque 50 Md€ sur des dépôts bancaires comme le livret A, les livrets réglementés ou encore des comptes à terme.

En parallèle, et pour le mettre en perspective, le placement sur des actions en direct fait pâle figure avec un total de 9.7 Md€ collectés sur la même période. Un élément de plus qui montre que les français ne sont pas friand de l’investissement en bourse et qu’il ne compte pas dessus pour accroître leur capital.

Donc si je résume à ce stade, les français ont peur et cherchent à se rassurer en plaçant leur argent sur des produits qui leur offrent la plus grande sécurité.

Les informations disponibles dans cet article ne constituent pas un conseil en investissement ou une incitation à investir.

Les français se tournent vers des placements sûrs

Au fond, cette approche est pleine de bon sens…

Qui aurait envie de dépenser ses économies alors que le pays souffre d’une pandémie qui n’en finit pas… avec des entreprises qui cherchent à limiter les effets de la crise économique en supprimant des emplois et par conséquent une plus grande difficulté à retrouver un travail dans un environnement encore plus concurrentiel en raison d’une augmentation drastique du chômage dans un avenir proche…

France Relance : la solution pour mobiliser les épargnants ?

Le gouvernement, a par ailleurs, bien compris qu’une des solutions pour tenter de relancer l’économie était de rediriger cette épargne Covid vers des solutions productives plutôt que de laisser ce trésor hiberner sur des livrets en attendant qu’un beau jour les ménages reprennent enfin confiance dans l’économie.

On peut constater chaque jour, à travers les médias, la peine qu’il se donne en cherchant à inciter les français à investir leur épargne dans les PME ( moins de 250 salariés et un CA inférieur à 50 M€ ) et les ETI ( entre 250 et 4 999 employés et un CA inférieur à 1.5 Md€ ) pour soutenir la reprise économique.

Cet effort se traduit dans le cadre du plan « France Relance » dont l’objectif est de soutenir les entreprises françaises en bâtissant la France de 2030 et qui a été présenté à grand renfort de communication le 3 septembre 2020. L’idée avec ce plan, c’est de pousser les français à investir dans des fonds labelisé « relance » et accessibles à partir d’une assurance-vie en unités de comptes, un compte-titre ou un PEA.

Le gouvernement veut orienter l'épargne vers les entreprises

Sur le papier, c’est une très bonne idée. Mais le problème, c’est que le gouvernement a sans aucun doute sous-estimé la réputation des français d’être parmi les plus frileux lorsqu’il s’agit d’investir sur un support dont le capital n’est pas réellement garanti.

Et les chiffres de la Banque de France le confirme car lorsqu’on fait le calcul, on s’aperçoit que l’épargne sur des produits sécurisés représente 2/3 des encours totaux.

Des français trop frileux

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Vers une taxation de votre épargne pour relancer l’économie ?

Je ne sais pas si vous avez fait attention, mais depuis quelques jours, les journaux télévisés semblent émettre l’idée que le gouvernement réfléchirait à taxer cette fameuse épargne accumulée pendant le confinement sans réellement expliquer comment ni qui serait touché précisément.

Est-ce que les médias possèdent des informations dont le public n’a pas connaissance ?

Je n’en sais rien. Mais ce qui est frappant, c’est que parmi les pistes évoquées, seule l’épargne accumulée sur des livrets réglementés et sur des assurance vie en euros font partie de l’éventail des produits à taxer. Un élément qui peut paraître logique dans la mesure où il s’agit des supports qui englobent la majeure partie de l’épargne non productive. On parle ici de plus de 2 700 Md€.

Quel type d'épargne taxer pour financer la croissance

En effet, à quoi bon alourdir la taxation des actions ou rétablir l’ISF alors que l’Etat cherche justement à relancer l’économie et à permettre aux entreprises de lever des fonds.

Les solutions qui existent pour rediriger l'épargne vers les entreprises

Dans cette optique, j’en déduis que les investisseurs qui auront pris la peine et le risque de placer une partie de leur épargne en bourse, même sur des ETF ou sur des actions du CAC40 réputées pour leur solidité financière, seront peut-être ceux qui pourront éviter cette taxation de leur épargne contrairement à la majorité des français qui auront préféré ( à tort ou à raison ) rester sur des supports classiques tels que le livret A ou une assurance vie en euros uniquement parce qu’ils estiment qu’il veulent une sécurité totale de leur capital.

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Conclusion

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire, c’est que comme beaucoup de français, nous sommes nombreux à avoir agit pendant la crise en réfléchissant à la manière dont on pourrait assurer nos arrières en épargnant une partie de nos revenus en prévision de jours meilleurs.

L’idée de cet article n’est pas de vous donner une solution miracle pour éviter une possible taxation de votre épargne que vous avez probablement difficilement accumulé.

Il représente plutôt un moyen de réfléchir à la façon dont les français, qui ont tendance à privilégier le livret A ou l’assurance vie, peuvent se servir de cette situation pour comprendre l’intérêt d’investir en bourse dans le cadre d’une gestion dynamique de son épargne, tout en évitant une taxation supplémentaire et hypothétique de celle-ci. Et en permettant, enfin, aux entreprises de continuer à se financer sur les marchés.

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