Stop loss garanti une protection efficace contre la volatilité

Stop loss garanti : une protection efficace contre la volatilité

Depuis le début de l’année 2020, le pétrole WTI aux Etats-Unis est passé d’environ 60 dollars le baril à près de 12 dollars fin avril, soit une baisse de 80% sur une période de deux mois.

Même si les médias font l’écho d’un catastrophisme ambiant, il faut se rappeler tout de même que la situation n’est pas inédite et que le secteur pétrolier avait déjà connu une baisse drastique du prix du pétrole dans l’histoire récente, en passant de 110 dollars en septembre 2014 à 30 dollars en janvier 2016. Cette chute était donc moins rapide mais tout aussi violent.

Le pétrole WTI US au plus bas en bourse

Pour autant, les journées du 20 et 21 avril 2020 resteront probablement gravées dans les mémoires tant la débâcle a été rapide. Le contrat Futures WTI US ( échéance mai 2020 ) est passé en territoire négatif finissant sa course à – 37 dollars. Pire, le lendemain, le nouveau contrat ( échéance juin 2020 ) est passé, en séance de près de 22 dollars  à 6 dollars soit un effondrement de près de 73%.

La débacle sur le pétrole WTI US mai 2020

Ce tremblement de terre sur les marchés a très vite été relayé sur les réseaux sociaux ( pendant deux jours en première position sur les mots-clés les plus cités ). De nombreux particuliers pensant flairer le bon coup se sont donc mis en quête du produit qui pourrait leur permettre de spéculer sur la hausse du pétrole à court terme. Certains sur Futures et d’autres via des CFD. Mais nous y reviendront un peu plus loin.

La crise du coronavirus en ligne de mire

Alors que la production de pétrole augmente chaque année, elle a atteint en 2019 le pic des 100 millions de barils par jour, soit 1 157 barils par seconde. Pour rappel, en 2015, ce chiffre était de 95 millions ( + 5.26% en 4 ans ).

Le problème, c’est que la situation sur le marché de l’or noir a été complètement transformée suite à l’émergence de deux facteurs en 2020.

Pourquoi une telle chute du cours du pétrole

Le premier, c’est le passage d’une épidémie lié au coronavirus, ciblée et localisée dans la région de Wuhan ( 11 millions d’habitants et qui est située au centre de la Chine ) en janvier, au stade de la pandémie, suite à sa prolifération dans des centaines de pays, les mois qui ont suivi.  Le COVID-19, ce virus extrêmement contagieux, a fait des ravages aussi bien en matière de santé que d’économie.

En effet, le confinement de la population, décidé à la hâte par la plupart des grandes puissances économiques a mis à l’arrêt l’industrie de la planète toute entière. Dans ce contexte, la demande de pétrole a diminué, selon les estimations des experts, de près de 30 millions de barils par jour.

En parallèle, et c’est le second facteur qui a aggravé la situation, la décision en mars 2020, de l’Arabie Saoudite, d’augmenter sa production de plus de 2.5 millions de barils par jour pour la porter à 12.5 millions au total. Cette action, initié suite à l’échec des négociations au sein de l’OPEP, a pour objectif d’asphyxier financièrement les producteurs de pétrole de Schiste américain, déjà très endettés et dont la rentabilité est fixée à un prix supérieur à 40 dollars du baril.

Certains investisseurs Futures perdent plus que leur capital

Suite à cette débâcle du cours du pétrole WTI, le 20 avril 2020 ( échéance de mai ) avec un cours négatif en fin de séance ( -37$ ), certains investisseurs qui avaient des positions longues ( à l’achat ) sur Futures se sont retrouvés en difficultés.

Dans un communiqué du courtier Interactive Broker ( IB ) du 21 avril 2020, soit le lendemain, l’entreprise indique que « Plusieurs clients d’Interactive Brokers LLC («IBLLC») détenaient des positions longues sur ces contrats CME et ICE Europe et, par conséquent, ils ont subi des pertes supérieures aux capitaux propres dans leurs comptes. ».

Des investisseurs sur Futures débiteurs

Ils chiffrent d’ailleurs un peu plus loin la perte à 88 millions de dollars approximativement et précisent que cette perte ne devrait pas avoir d’impact sur sa santé financière.

En effet, le manque flagrant de liquidité sur le marché, le 20 avril, a entraîné un assèchement du carnet d’ordres. Certains investisseurs qui avaient mis en place un ordre stop loss pour parer à une chute du cours ont vu ce dernier être exécuté à un prix bien inférieur voir négatif pour une partie d’entres eux. Ils ont donc, non seulement perdu l’ensemble de leur capital mais leurs pertes vont même au-delà.

L’ordre stop : un moyen efficace de se protéger ?

Comme je l’indique souvent sur mon site, la bourse peut s’avérer complètement imprévisible et c’est la raison pour laquelle il est fondamentale de placer un ordre stop loss lors de chaque trade pris sur un actif. Pourtant, ce type d’ordre a ses limites.

Pour vous le démontrer, on va prendre l’exemple, encore une fois, du cours du pétrole WTI ( échéance juin 2020 ) le 21/04/2020, soit le lendemain de cette fameuse chute. On était donc à présent sur la prochaine échéance, raison pour laquelle le cours est positif.

La bourse est imprévisible

 Sur ce graphique, on peut voir qu’entre 19h48 et 19h49, soit en à peine 60 secondes, le cours du pétrole s’est effondré de près de 35% soit 1/3 de sa valeur, passant de 10$ à 6$ le baril. Cette baisse était donc violente et rapide.

Le stop loss classique

Imaginons à présent qu’un investisseur soit en position à l’achat sur le produit. Autrement dit, il spécule sur la hausse du cours du pétrole et espère faire une plus-value en vendant sa position à un cours plus élevé. Celui-ci a posé un ordre stop loss classique à 8€ afin que le broker solde automatiquement son trade si le cours franchit ce prix.

Exemple du WTI le 21 avril 2020 avec un stop loss classique

Le problème dans le cas présent, c’est l’absence de liquidité sur le marché qui se traduit par un décalage très important entre une foule de vendeurs qui cherchent à se débarrasser de leurs titres et de rares acheteurs qui ne se bousculent pas au portillon. En effet, le carnet d’ordres étant pratiquement vide du côté des acheteurs, le cours se met brutalement à chuter et la contrepartie n’arrive que bien plus tard à un cours de 7€.

Le broker a bien activé l’ordre stop à 8€ mais cet ordre de vente n’a pu être exécuté qu’à 7€ car il n’y avait pas d’acheteurs au-dessus de ce prix.

L’investisseur pensait avoir fixé sa perte maximale à 8€, niveau de son ordre stop loss. Pourtant, sa perte se révèle plus élevée après coup.

Le stop loss garanti

Dans ce deuxième exemple, on se retrouve avec une configuration identique, sauf que notre investisseur qui est là aussi à l’achat sur le produit a posé un ordre stop loss garanti via le borker IG à 8€ afin que le broker solde automatiquement son trade si le cours franchit ce prix.

Exemple du WTI le 21 avril 2020 avec un stop loss garanti

Bien que le carnet d’ordres soit toujours aussi illiquide et que les acheteurs sont absents, l’investisseur peut dormir sur ses deux oreilles dans la mesure où son stop loss garantie lui donne la certitude que ce dernier sera exécuté au prix qu’il a fixé.

Dans ces conditions, la baisse que l’on peut constater sur le graphique ne représente plus un danger pour lui. En effet, lorsqu’il va retourner sur sa plateforme de trading un peu plus tard, il verra que le broker a bien déclenché l’ordre stop loss garanti à 8€ et qu’il a été exécuté à ce même niveau.

Sa perte potentielle maximal, il la connaissait à l’avance peu importe les conditions de marchés qui pouvaient intervenir par la suite.

Conclusion

Comme je viens de te le démontrer, certains investisseurs sur Futures se sont retrouvés avec des pertes qui dépassaient le capital disponible sur leur compte de trading et ce, même s’ils disposaient d’un ordre stop loss qui limitait ( en théorie ) le risque.

En effet, la violence avec laquelle le cours du pétrole WTI a dévissé le 20 avril 2020 était historique et nombreux sont ceux qui n’imaginaient pas ce type de scénario se produire.

Les avantages du stop loss garanti chez IG

Pourtant, je viens de te montrer qu’avec un ordre stop loss garantie ( chez IG ), un investisseur pouvait se prémunir totalement contre ce type de situation. Au passage, cet exemple et parfait car il  me permet d’expliquer une des raisons pour laquelle  j’ai choisi de continuer à trader les CFD et de ne pas migrer vers les Futures.

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