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Le Day Trading et ses spécificités

Les Futures

Lorsqu’on commence à investir en bourse, on réfléchit forcément à notre stratégie pour gagner sur les marchés. Selon notre tempérament ( impatient ou non ), notre style de vie ( combien de temps je peux passer à trader par jour ? ) ou de nos connaissances des produits ( actions, produits dérivés… ), nous devons choisir à un moment si nous souhaitons placer notre argent à court ou à long terme.
Cet article va donc me permettre d’expliquer la notion de day trading et encourager les novices à réfléchir à ce qui est le plus adapté en fonction de leur profil.

Qu’est ce que le day trading ?

Dans mon parcours en bourse, c’est à dire depuis 9 ans à la date où j’écris cet article, j’ai pu constater qu’il existait de nombreuses manières d’aborder les marchés mais que celle qui retenait le plus l’attention des investisseurs, qu’ils soient aguerris ou non, était le day-trading.

La définition

Le day trading présente l’avantage de pouvoir, en théorie, faire fructifier très rapidement son capital mais en contrepartie, il existe de nombreux risques à adopter cette stratégie.

Un day trader est une personne qui va ouvrir et clôturer une position sur un actif lors d’une même séance de bourse en profitant d’une faible variation du prix pour engranger une plus-value. De la même manière, ce qualificatif peut s’appliquer à l’ensemble des instruments tels que les matières premières, les devises, les actions ou bien les cryptomonnaies.

Pour bien comprendre le principe, on peut prendre la cas de M.X qui a un capital de 500€ et qui va acheter 10 actions de la Société Générale à 10h au prix de 50 euros et les revendre à 16h, le même jour, au prix de 51 euros.
Sa plus-value sera donc de 10€ (( 51€ – 50€ ) x 10 actions).

Exemple d'une opération en day trading

Si M.X arrive à reproduire ce gain chaque jour pendant 100 jours de bourse en spéculant sur différents supports, son capital passera de 500€ à 1 500€ ( 1 000€ de plus-values ).

Pour arriver au même résultat, M.Z qui est dans une optique à long terme, devrait attendre que le cours atteigne 150€ soit une valorisation de l’entreprise multipliée par 3 sur le marché.

Se préparer au day trading

Miser sur la volatilité des marchés à très court terme et placer son argent à long terme ne demande pas le même type d’investissement.

Le temps

Le day trading est une méthode qui demande du temps. Si vous avez un travail à temps plein, une famille à vous occuper voir même d’autres projets en parallèle, vos obligations ne vous permettent peut-être pas d’aborder les marchés dans cet optique.

Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton « acheter » au début de la journée et de vendre à la fin de la séance pour réussir. En effet, chaque période qui précéde l’ouverture d’une nouvelle séance de bourse requiert un certain temps pour préparer sa stratégie et ses niveaux clés sur tel ou tel support.

Se protéger contre le risque

Même s’il existe la possibilité pour un trader de mettre en place un ordre de vente automatique afin de clôturer une position sans avoir besoin de rester face à un écran constamment, j’ai fais le constat en parlant à beaucoup d’entre eux sur les forums boursier, qu’un grand nombre de particuliers préfèrent ne pas en mettre ou les positionnent à une distance lointaine, afin de déboucler manuellement un trade. Le risque dans ce genre d’approche, c’est de ne plus pouvoir sortir de sa position si un facteur externe survient ( coupure de courant, absence de connexion internet passagère.. ).

Le day-trader est donc souvent amené à faire face à ce type d’imprévu. Cela passe, par exemple, par l’achat d’une clé 4G, d’un ordinateur portable secondaire voir l’utilisation du wifi du voisin ( après acceptation de sa part évidemment ).

La réception d’internet par la fibre pour éviter toute latence liée à la réception du flux, l’achat de plusieurs écrans pour suivre le cours de plusieurs sous-jacents en même temps ou encore l’abonnement à certains services ( plateforme graphique avancée, flux étrangers…) oblige le day trader à dépenser un peu d’argent avant d’éventuellement en gagner.

Une méthode pas toujours gagnante

Il suffit de voir le nombre important de formations et de méthodes enseignées sur internet au sujet du day trading ( voir du scalping ), notamment à travers l’analyse technique qui consiste à observer l’évolution graphique du cours d’un actif à travers un ou plusieurs indicateurs, pour se rendre compte qu’une personne qui débute sur les marchés et qui souhaite se lancer dans l’investissement à court terme, est submergée d’informations.

L’impact psychologique sur le trader

Contrairement à une stratégie long terme où les fluctuations de cours n’ont pas d’incidence au quotidien, ici, l’investisseur doit se remettre en doute constamment et savoir matérialiser ses pertes rapidement dans le cas où le cours ne va pas dans le sens souhaité, sous peine de se retrouver avec une moins-value difficile à encaisser.

Cela peut paraître simple sur un compte de démonstration mais dans la réalité, clôturer une position perdante est loin d’être évident. Alors quand il s’agit d’enchaîner parfois plusieurs moins-values sur une même journée, les conséquences sur le mental d’un trader peuvent être significatives.

Des chiffres, rien que des chiffres…

Une excellente étude réalisée par l’AMF ( autorité des marchés financiers ) et dont je vous avais déjà parlé dans un précédent article a montré, grâce à un échantillon de plus de 10 000 clients tradant le forex et les CFD sur un intervalle de 4 ans ( 2009 à 2012 ), qu’un particulier qui réalise 250 ordres ou plus par an ( soit au moins une opération par jour ) ressort avec une perte moyenne de 18 741€
Elle montre aussi que plus les investisseurs réalisent d’opérations sur une période donnée, plus le montant de leurs pertes augmentent.
D’ailleurs, la conclusion de cette étude montre que sur ce panel d’investisseurs en compte propre, près de 9 particuliers sur 10 ressortent perdant.

Conclusion

Le day trading est donc une stratégie d’investissement qui permet de multiplier les trades sur une courte période de temps. Elle peut produire des gains bien supérieures par rapport à un placement à long terme, du moins en théorie.
Toutefois, il faut nuancer ces affirmations car la réalité montre que peu sont capables d’être réellement profitable avec cette technique et que pour le devenir, il faut que le ratio de trades gagnant soit relativement élevé.

 

Comment lire un carnet d’ordres en bourse

Les Futures

Avant de débuter les explications, il faut que tu saches que savoir lire un carnet d’ordres fait partie des bases indispensables pour optimiser tes investissements. Cela peut paraître anodin si tu effectues seulement quelques opérations par an mais si tu comptes prendre des dizaines ou des centaines d’opérations chaque mois ou chaque année, tu comprendras que les économies que tu réaliseras seront non négligeables.

De la même manière, cela peut te permettre de mieux comprendre la tendance à très court terme et principalement sur des titres cotés au fixing comme sur le compartiment ACCESS. Avec un peu d’expérience tu seras capable d’observer certaines manipulations dans le carnet d’ordres réalisées par certains intervenants. Nous parlerons de ce point dans un prochain article.

Cas n°1 : Absence de confrontation entre acheteurs et vendeurs

Dans un premier temps, il faut que tu visualises le carnet d’ordres comme une longue file d’attente où acheteurs et vendeurs vont échanger leurs places en fonction du prix qu’ils proposent mais aussi du moment où ils effectuent leurs offres.

Dans l’exemple n°1, on va prendre l’exemple d’un investisseur A qui va faire une offre d’achat de 200 actions à 9€ qu’il va mettre en place à 8h00 du matin. Le temps va passer et à 8h10, un investisseur B va faire une offre d’achat de 300 actions à 8€.
En face, on voit qu’un vendeur C fait une offre de vente de 200 actions à 10€ et un investisseur D fait une offre de vente de 400 actions à 11 euros.

Absence de confrontation entre acheteurs et vendeurs

Maintenant qu’on a posé les bases, on va comparer les offres des acheteurs et des vendeurs pour observer à quel prix l’action va coter à l’ouverture du marché à 9h. Du côté des acheteurs, on voit que la meilleure offre est de 9€ alors que du côté des vendeurs, elle est de 10€. Cela signifie que les deux groupes ne sont pas d’accord sur le prix. Aucune transaction n’aura donc lieu dans ces conditions et le cours d’ouverture sera identique à celui qui avait été fixé à la clôture de la séance de la veille.

Cas n°2 : Une transaction classique à l’ouverture du marché

Dans l’exemple n°2, on constate que l’offre la plus élevée parmi les acheteurs est de 10€. La situation est identique du côté des vendeurs avec un prix de 10€ également pour l’offre la plus basse. On peut donc en conclure qu’il y aura une confrontation dans le carnet d’ordres lors de l’ouverture du marché avec au minimum une transaction.

Analyse du carnet d'ordres avec une transaction à l'ouverture du marché

Comme je l’ai expliqué dans l’exemple précédent, pour savoir qui va avoir son ordre servi en premier parmi les deux acheteurs qui proposent 10€, il faut regarder celui qui a mis en place son ordre en premier. En l’occurence il s’agit de l’investisseur A. Ce dernier va donc aller grapiller l’ordre de vente fixé à 10 euros pour 400 actions. Il va donc pouvoir être servi pour la totalité de sa demande ( 200 actions ) et va de ce fait, disparaître du carnet.

Première transaction effectuée dans le carnet

Etant donné qu’il reste toujours un acheteur à 10€ pour 300 actions, il va lui aussi aller grapiller l’ordre de vente fixé à 10€ et dont il reste 200 actions. L’investisseur B sera donc servi partiellement à hauteur de 200 actions. Il restera dans le carnet d’ordres pour 100 actions et aura le choix d’attendre en espérant qu’un vendeur propose le reste toujours à 10 euros ou d’annuler son ordre auprès de son broker et se satisfaire des 200 actions qu’il a réussi à acheter à ce cours.

L'investisseur B servi partiellement

Cas n°3 : Le rôle de l’ordre ATP dans le carnet d’ordres

Dans le troisième exemple, on retrouve le même cas de figure, excepté qu’on va voir apparaître dans le carnet d’ordres, un troisième acheteur, qui va effectuer un ordre plus tard mais qui a la caractéristique d’être ATP ( à tout prix ). Cela signifie que cet investisseur est prêt à acheter des actions de l’entreprise X à n’importe quel prix et pour cette raison il va être prioritaire dans la file d’attente.

Un investisseur avec un ordre ATP

Dans un premier temps, l’ordre ATP à l’achat va être servi pour 300 actions à un prix de 10 euros car le vendeur qui a fait l’offre la plus basse est fixée à ce prix pour 400 actions.
Il va donc rester encore 100 actions à la vente à 10€.

L'ordre ATP est prioritaire

Dans un second temps, c’est l’investisseur A qui va être servi partiellement pour 100 actions à 10€. Il demandera toujours à acheter 100 actions à 10€ mais sera obliger d’attendre qu’un vendeur apparaisse à ce prix pour que celui-ci puisse compléter la transaction. En attendant, le cours d’ouverture du marché est fixé à 10€.

Dans cet exemple, on constate que l’investisseur A voulait 200 actions à 10€. Théoriquement, il aurait pu les avoir car un vendeur était prêt à se délester de 400 actions à ce prix. Pourtant, il s’est fait griller la priorité par un acheteur souhaitant acheter ATP ( à tout prix ).

Si l’investisseur A avait posé un ordre ATP à la place de son ordre à cours limité, il aurait pu avoir les 200 actions qu’il demandait à 10€ car son ordre aurait été effectué avant l’investisseur E. Concernant l’investisseur E, son ordre ATP aurait été servi pour 200 actions à 10€ puis pour 200 actions à 11€. Le cours d’ouverture serait donc fixé à 11 euros.

Sur le blog du médiateur de l’AMF ( autorité des marchés financiers ), j’ai trouvé un article très intéressant concernant une réclamation d’un particulier qui n’a pas vu son ordre exécuté dans sa totalité malgré une contrepartie suffisante dans le carnet d’ordres. Cet article peut te permettre de bien comprendre cette règle de priorité selon le type d’ordre utilisé en bourse.

Conclusion

Savoir lire un carnet d’ordres, c’est comme lorsque tu achètes un bien sur un site de petites annonces sur internet. Tu vas d’abord analyser le prix de vente proposé par l’ensemble des vendeurs et si tu constate que ta proposition n’est pas suffisante pour l’obtenir, tu vas peut-être adapter ton offre d’achat pour qu’elle convienne à un des vendeurs tout en essayant d’optimiser le prix afin de payer ce dernier le moins cher possible.
C’est donc à toi de t’entraîner à lire le carnet le plus rapidement possible afin de maximiser tes potentiels plus-values ( ou limiter tes pertes ) sur le marché.

 

L’utilité des spéculateurs sur les Futures ?

Lors d’une discussion avec une personne de mon entourage sur les Futures et les Forwards, celle-ci m’a demandé à plusieurs reprises quelle était l’utilité des spéculateurs sur le marché des Futures ?

Un marché pour se protéger du risque

A vrai dire, je n’ai pas réussi à répondre à sa question car je ne voyais moi-même pas du tout en quoi des spéculateurs pouvaient avoir une quelconque utilité sur ce type de marché. En effet, lorsque je regarde les choses sous un angle simple, je me dis que les contrats à terme ont avant tout pour objectif pour un acheteur, de se couvrir contre le risque de hausse du prix d’un bien dans le temps. Le vendeur, pour sa part, cherche également à se couvrir mais contre la baisse du prix de ce même bien. C’est ce que l’on appelle le “Hedging” en anglais, autrement dit la maîtrise du risque.

Un exemple de l’utilisation des Futures

Une société basée en France doit régler une facture à un prestataire américain dans deux mois avec un virement libellé en dollars. Celle-ci va donc chercher à se couvrir contre les variations de la parité euros/dollars en achetant un ou plusieurs contrats Futures sur le marché des contrats à terme. L’entreprise pourra de cette manière avoir une plus grande visibilité sur les frais engendrés par ce contrat peu importe l’évolution de la valeur de l’euro face au dollar.

Le rôle fondamentale des spéculateurs

A partir de ce constat, comment un spéculateur, qui cherche juste à grapiller quelques dixième de centimes sur la parité euros/dollars, en achetant un contrat et en le revendant quelques minutes ou heures plus tard, peut donc avoir un intérêt pour les intervenants du marché ?

Avec un peu de recul j’ai compris une chose importante.

Si, sur le marché des Futures, il n’y avait que des sociétés ( ou des particuliers )  qui cherchent à se couvrir d’un risque, il y aurait une transaction uniquement si en face un autre intervenant a besoin au même moment de se couvrir contre le risque opposé ( une société qui cherche à se couvrir contre la baisse de l’euro face au dollar et en face une autre entreprise qui souhaite se couvrir contre le risque d’une baisse du dollar face à l’euro ).
Que se passe-t-il si un troisième acteur veux lui aussi acheter un contrat en euro sur le marché ? Il ne peux pas car il n’y a plus d’offre de vente dans le carnet d’ordres.

C’est là que les spéculateurs ont une utilité. En effet, ces derniers permettent de rendre le marché beaucoup plus liquide en proposant à de nombreuses reprises des ordres à l’achat et à la vente dans le seul objectif de réaliser des plus-value à court terme. Si un véritable acheteur ( ou vendeur ) pointe le bout de son nez, il pourra réaliser une transaction avec un spéculateur qui cherche à déboucler sa position.

Conclusion

Ce que j’en conclut c’est que même si dans un premier temps, ma réaction a été de voir l’aspect négatif du spéculateur qui est juste là pour “surfer sur la vague” et engranger des plus-value en profitant d’un décalage du prix de manière éphémère sur le marché, j’ai finalement compris que sans les méchants spéculateurs, les individus ou les sociétés ne pourraient pas se couvrir facilement contre le risque. Il faut donc toujours se méfier des conclusions hâtives.

 

Futures et Forwards : les 4 différences majeures

Les Futures

Lorsque j’ai publié mon article sur le fonctionnement des Futures, il y a quelques jours, j’ai voulu aborder le sujet avec des personnes de mon entourage. J’ai tenté d’expliquer de la manière la plus simple et ludique possible les caractéristiques de ce type de contrat à terme et lorsque j’ai voulu aborder la notion de « Forwards », la question qui est revenue le plus souvent était la suivante : «  Quelle est la différence entre un contrat Futures et un contrat Forwards ? ».

J’avais la réponse à cette question mais j’ai senti au fond de moi que mes explications n’avaient pas été assez claires.
J’aimerai donc me servir de cet article pour essayer d’analyser un peu plus en détail les éléments que j’ai mis en avant lors de cette discussion. Et c’est pour cette raison qu’après avoir effectué de nombreuses recherches, j’ai regroupé en quatre points, les principales différences entre ces deux types de contrats.

Un contrat bilatéral ou multilatéral ?

Le premier élément que j’ai noté, quand j’ai voulu comparé les Futures et les Forwards, c’est le nombre de personnes ( physique ou morale ) qui prennent part à l’échange.

Un contrat entre deux parties ou plus

Dans le cadre du Forwards, il s’agit d’une négociation de gré à gré, entre deux parties qui se connaissent et à un prix fixé à l’avance.

En revanche, les Futures se négocient entre une multitude d’intervenants qui interviennent sur le marché de manière anonyme. Il n’y a donc pas de négociation direct car l’ensemble des transactions sont centralisées et transitent par un intermédiaire.

Quel type de contrat ?

Qu’il s’agisse de pétrole, de blé ou encore de devises, les contrats à terme permettent de contracter toutes sortes de transactions, à condition que les termes de ces derniers soit validés aussi bien par l’acheteur que le vendeur.

Un contrat personnalisé ou standardisé

Les contrats Forwards ont la particularité d’être personnalisés. En effet, les termes de l’accord concernent des éléments bien spécifiques ( quantité, type de bien, échéance…) qui ne sont pas transposable ( ou peu propice ) auprès d’un autre intervenant. Les deux parties peuvent donc négocier au mieux en fonction de leur besoins réels. Un industriel pourra passer un accord avec un éleveur pour acheter 225 kg de cuisses de poulet car son besoin est bien de 225kg et pas de 250 ou 300kg.

Les contrats Futures, quant à eux, sont standardisés. La valeur d’un contrat est fixée pour chaque sous-jacent. Par exemple, un contrat sur du vin va fixer la quantité ( 5 caisses ), la devise ( l’Euro ) mais aussi l’échéance ( 3 mois, 6 mois… ). Un acheteur ne pourra pas modifier les termes du contrat et sera forcé de s’adapter en achetant plus ou moins de contrats pour coller au mieux avec ses objectifs en terme de spéculation ou ses besoins s’il souhaitent se couvrir ( risque de change par exemple ). Si on compare avec l’exemple précédent, ici un acheteur qui souhaite 12 caisses de vin devra choisir entre acheter 2 contrats (10 caisses soit moins que son besoin réel ) ou 3 contrats ( 15 caisses soit plus que nécessaire ).

Des transactions possibles pendant la durée de vie du contrat ?

Les Forwards sont des contrats à terme personnalisés signés entres deux parties et qui ont pour objectif de se couvrir contre la volatilité des prix d’un bien.  L’accord concerne des éléments spécifiques et rend ce dernier difficilement transférable.

Les Futures, en ce qui les concernent, ont la particularité d’être standardisés et offrent la possibilité d’être achetés ou vendus pendant les heures de cotations sur le marché. La liquidité, en raison d’un nombre plus ou moins important d’acheteurs et de vendeurs, permet donc à n’importe qui de céder son contrat facilement.

Un risque de contrepartie ?

Lorsqu’on achète un bien où qu’on le vend, on est jamais certain que l’opération se déroule sans problème. L’acheteur peut très bien ne plus avoir les fonds nécessaires pour honorer la transaction. Le vendeur, quant à lui, peut ne plus être en possession du bien. C’est le cas, par exemple d’un agriculteur qui a sa production détruite à la suite d’une violente tempête. Ou d’une entreprise qui serait à court de trésorerie à la suite de plusieurs événements imprévus comme le coût lié à une grève par exemple.

Ce risque existe pour les contrats Forwards car ces derniers se font de gré à gré entres deux parties. Le montant de l’opération étant réglé uniquement à l’échéance du contrat, la situation des deux parties peut donc évoluer entre la date de départ du contrat et celle de sa concrétisation, comme on l’a vu précédemment. La possibilité d’avoir un mauvais payeur est également envisageable.

Les Futures ont prévu une parade pour pallier au risque de défaut d’un intervenant sur le marché en plaçant un intermédiaire au centre des échanges et qui a une fonction de contrepartie. Toutes les opérations, que ce soit à l’achat ou à la vente, passent par cet intermédiaire qui est la chambre de compensation et qui se porte garant. Pour éviter au maximum le risque de défaut, chaque intervenant doit verser à cette structure un dépôt de garantie, c’est à dire une somme minimum en deça duquel il n’est pas possible de maintenir une position sur un contrat. De plus, ce dépôt de garantie est ajusté quotidiennement en fonction de la différence entre le cours de compensation du jour et celui de la veille.

Conclusion

A travers ses quatre grandes différences, on peut constater que les intervenants bénéficient d’une plus grande facilité de cession et une forte sécurité des échanges, à travers un marché réglementé, lorsqu’ils passent par des Futures. De la même manière, ces derniers jouissent d’une liquidité sans comparaison avec les Forwards. Toutefois, le principal avantage de ce dernier est justement cette possibilité de personnaliser le contrat afin qu’il colle au maximum aux besoins des deux parties. Chose moins aisé concernant les Futures qui obligent les intervenants à s’adapter en fonction de la taille des contrats.

Le fonctionnement des Futures en bourse

Comme beaucoup d’investisseurs, tu es curieux et tu cherches probablement de nouvelles méthodes d’investissements afin de faire fructifier ton capital. Si tu es arrivé sur cet article c’est que tu recherches des informations sur le fonctionnement des Futures et c’est ce que je vais tenter de te partager.

Futures et Forwards : deux contrats à distinguer

Avant de commencer il faut bien que tu comprennes que les Futures et les Forwards sont tous les deux des contrats à terme. Ils permettent à des acheteurs et des vendeurs d’échanger, à une échéance fixée à l’avance et contre un certain prix, un bien physique ou non.

En revanche, ce qui les différencient, c’est que le Forward va concerner une opération effectuée de gré à gré entre deux parties qui se connaissent et à pour objectif de se couvrir d’un risque alors que le contrat Futures va concerner une opération sur un marché réglementé où les différents intervenants ne se connaissent pas et dont l’objectif est de spéculer à la hausse ou à la baisse sur l’évolution du prix d’un sous-jacent.

La différence entre contrats Futures et Forwards

Pour que ce soit plus clair pour toi concernant les Forwards.
Imaginons qu’un agriculteur qui produit du Maïs sait qu’il va avoir une certaine quantité de sa production à vendre dans 5 mois. Au moment présent le prix de la tonne de blé est fixé à 160€. Pour autant, il ne sais pas encore à combien sera le prix du Maïs à cette échéance car les prix fluctuent constamment en raison de la loi de l’offre et de la demande. Le cours du Maïs peut très bien évoluer à la hausse et avoir un prix de 200€ la tonne ou bien à la baisse et pourquoi pas un cours de seulement 130€ la tonne.

Notre agriculteur qui est un chef d’entreprise a des charges à régler ( emprunt pour ses outils agricoles, achat de semences, salaires de ses employés et de lui-même…etc ). Il a donc besoin d’avoir une certaine visibilité sur ses prochaines recettes.

Afin de pouvoir sécuriser l’avenir de son exploitation et avoir suffisamment d’argent pour engager une prochaine récolte, ce dernier va donc négocier le prix d’une partie de sa production avec un acheteur ( une usine qui a besoin de Maïs pour fabriquer des galettes qu’elle va revendre en grande surface ) et qui s’appliquera lors de la livraison dans 5 mois.

Evolution du prix du Maïs

L’agriculteur et l’usine ont donc des intérêts divergents. L’agriculteur cherche, pour sa part, à se couvrir contre une baisse du prix du Maïs dans les mois qui viennent alors que l’acheteur, quant à lui, souhaite se couvrir contre une hausse du prix qui ferait baisser la rentabilité de l’entreprise.

Qu’est-ce qu’un contrat sur Futures ?

Comme on vient de le voir, les Forwards sont utilisés pour se couvrir du risque lié à l’évolution du prix d’un produit dans le temps. En ce qui concerne les Futures, ils vont principalement être utilisés pour spéculer sur l’évolution du prix que ce soit à la hausse ou à la baisse. Cette fois-ci les échanges ne se font plus de gré à gré comme dans l’exemple précédent mais en passant par un marché réglementé et avec un intermédiaire, la chambre de compensation, qui va sécuriser les échanges à travers un système d’appel de marges.

La date d’échéance

Comme pour les contrats Forwards, les contrats sur Futures sont également dotés d’une date d’échéance. Cette date est fixée le 3ème vendredi du mois d’échéance. Si tu gardes ton contrat jusqu’à cette date, tu seras livré du produit que tu as acheté sur le marché. Par exemple, si tu as pris une position à l’achat sur un Futures adossée au pétrole, tu seras d’un ou plusieurs barils à l’échéance.

Ton but n’est donc pas d’attendre l’échéance comme dans le cas d’un contrat Forwards. Dans le cas où tu souhaites garder une position, il ne faut surtout pas oublier de vendre ton contrat Futures juste avant l’échéance et racheter une position équivalente sur un contrat dont l’échéance est plus lointaine. De cette manière tu peux continuer à spéculer sur un actif sans matérialiser le produit à l’échéance.

Les horaires de cotations

Contrairement aux actions cotées à la bourse de Paris de 9h à 17h35, où les CFD qui parfois évoluent 24h/24 selon les brokers… Les Futures bénéficient d’horaires particuliers. En effet, la séance de jour à lieu entre 8h et 18h15 suivi de la session de nuit entre 18h15 et 22h. Cette différence d’appellation entre les deux période tient au fait que le montant du dépôt de garantie ( la marge dit autrement ) demandée par le broker n’est pas identique et c’est ce que nous allons voir juste après.

Le dépôt de garantie et l’effet levier

Pour ceux qui connaissent le fonctionnement des CFD, le principe des Futures est assez ressemblant. Afin de pouvoir prendre une position à l’achat ou à la vente sur un contrat Futures, tu dois verser un dépôt de garantie à un intermédiaire, la chambre de compensation, qui va représenter une fraction du montant total investi ( en général autour de 5% à 10% du montant du contrat ). Cette structure permet de collecter l’ensemble des achats et des ventes effectués sur le marché et se place comme un collatéral dans le cas où un intervenant serait amené à faire défaut sur sa position. De la même manière, chaque session va se clôturer à 18h15 par une liquidation fictive quotidienne de la position et les éventuelles pertes ou gains de la journée seront soit débités du compte ou ajoutés dans le cas d’une plus-value. la chambre de compensation va effectuer ce que l’on appelle, un appel de marge, si les pertes enregistrés par l’investisseur ne lui permettent plus de disposer d’un dépôt de garantie suffisant sur son compte de trading.

Comment trader les Futures ?

Maintenant que tu as compris ce qu’est un Futures et à quoi il sert, on va voir un exemple concret.

On va prendre l’exemple de Jean qui possède un capital de 5 000€ sur son compte de trading et qui anticipe une hausse de l’indice parisien et souhaite pour cela investir sur un contrat Futures CAC40 le 10 mars. L’échéance du Futures est en avril.

Carnet d'ordres du Futures FCE

Il va dans un premier temps regarder le carnet d’ordres et va placer un ordre d’achat à un cours de 4 000 points sur le Futures CAC40 ( FCE ) pour un contrat.

Sa position sur le marché sera de 40 000€ car chaque point à une valeur de 10€. Le broker immobilise un dépôt de garantie dont le montant est fixé par la chambre de compensation mais qui peut être supérieur selon la grille tarifaire de ce dernier. Dans cet exemple il est de 3 000€.

Le 14 mars, soit 4 jours plus tard, le Futures CAC40 affiche un cours de vente à 4050 points. Jean décide de clôturer sa position pour encaisser sa plus-value. Celle-ci est de 500€ car ( 4 050 – 4 000 ) x 10 = 500€.

Dans la pratique, il existe une liquidation de la position lors de chaque session. Il faudrait donc décomposer l’évolution des gains et des pertes chaque jour pour voir le bilan de cette position.

L'évolution du cours du contrat Futures FCE

Le 11 mars, la liquidation fait apparaître une plus-value de 300€ car ( 4030 – 4000) x 10 = 300€

Le 12 mars, la liquidation fait apparaître une moins-value de 100€ car ( 4020 – 4030) x 10 = -100€

Le 13 mars, la liquidation fait apparaître une plus-value de 150€ car ( 4035 – 4020) x 10 = 150€

Le 14 mars, la liquidation fait apparaître une plus-value de 150€ car ( 4050 – 4035) x 10 = 150€

 

Le trade de Jean a donc générée une plus-value de 500€ entre l’achat et la vente du contrat Futures FCE ( 300 – 100 + 150 + 150 ).

Son capital a donc augmenté de 500€. Il est à présent de 5 500€ soit une hausse de 10 % alors que le Futures CAC40 pendant ce temps est monté de seulement 1,25 %.

Dans ce scénario, Le Futures que Jean a tradé lui a fait bénéficier d’un effet levier important de 8 car il avait une exposition de 40 000€ sur le marché et disposait de seulement 5 000€ sur son compte de trading.

L'effet levier sur les Futures

Attention car ce scénario aurait pu être complètement différent. En effet, si le Futures CAC40 avait baissé et que son cours à la vente était finalement de 3 950 le 14 mars. Jean aurait encaissé une moins-value de 500€ ( 3 950 – 4 000 ) x 10 = – 500€

Conclusion

Les Futures sont des produits à effet levier dont l’évolution du cours est liée à celle d’un sous-jacent. Ces derniers sont cotées sur un marché réglementé ( MATIF, MONEP…etc ). Les investisseurs qui tradent sur ce type de marché bénéficient donc de la supervision de l’autorité des marchés financiers et la protection des échanges via la chambre de compensation qui se place en contre-partie.

 

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Investisseur en compte propre depuis 2009, je partage comme des millions de personnes à travers le monde un intérêt pour l’économie et les marchés financiers.

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Dans ce blog, je t’explique comment investir sur les marchés et je te partage ma propre vision du trading.

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